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Chianti et le coq noir

Becs et Plumes, dossier spécial par Peter

Chianti et le coq noir

L’histoire du Chianti classico se lit comme une fable de la Fontaine.

Il était une fois au 13ième siècle en Italie ……..
deux grande villes ou plutôt comtés. Florence d’un coté et Sienne de l’autre. Entre les deux, comme très souvent en Italie, se trouve un emplacement idéal pour faire pousser des vignes et ainsi produire un élixir qui était et est encore apprécié à notre époque par beaucoup de monde.
Déjà au Moyen Age les gens et les connaisseurs de cette boisson magique commencent à juger et ainsi à évaluer un vin d’après la région de son origine. C’est pareil pour la région nommée Chianti.
Mais entre humains il est trop difficile de trouver un accord entre deux partis dans lesquelles chacune pense avoir le droit de son coté pour l’appellation sans dispute.
Florence de son coté voulait que la région Chianti soit plutôt à leur avantage et les nobles de Sienne demandaient l’élargissement de la région autour d’eux afin de favoriser leurs produits, comme pour par exemple le Brunello di Montalcino et Rosso di Montalcino.

Que faire ?

Les deux opposants se sont mis d’accord pour faire une course à cheval. Il fut convenu que deux chevaliers partiraient chacun de leur coté, au premier chant du coq le matin. Le point de leur rencontre désignerait la limite de la région Chianti.
Les deux coqs furent distribués, un coq noir pour Florence et un coq blanc pour Sienne. La date de la course étant fixé, les deux adversaires se retrouvèrent dans leur ville respective pour attendre le grand jour sous l’œil d’une délégation adverse.
Une fois arrivés chez eux, la délégation de Florence place son coq dans une boite noire sans lumière ni nourriture.
La nuit avant la course, les Florentins libérèrent leur coq.
Le pauvre, affamé mais content d’avoir enfin quitté la cage commença à chanter très tôt, bien avant le lever du soleil et le chevalier entama sa route. Inutile de dire que le chevalier de Sienne qui de son coté partira des heures plus tard, ne pourrait jamais combler une distance comme le chevalier de Florence. A peu près à 20 km de la ville Sienne, la fameuse course se termina et la nomination Chianti eut droit de couvrir un large terrain au profit des Florentins.

Le coq noir restera l’emblème du Chianti classico où il se trouve encore aujourd’hui.

Une petite remarque personnelle. Les bouteilles Chianti ont servit pendant long temps comme porte-bougie et je me rappelle qu’il existait même des bougies coulantes express pour la préparation de cette décoration individuelle.
Peut être que ce n’est plus à la mode, mais je me rappelle avec plaisir à ce souvenir de ma jeunesse.

 
Peter pour Becs et Plumes

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une ville qui s’appelle Poule

Visitez avec moi la Ville POULE.

Vous avez probablement jamais entendu parler d’une ville comme ça et pourtant, elle existe.
Sur le sol américain, plus précisément en Alaska, la ville CHICKEN (Poule) vous accueille.

Pourquoi un nom pareil ? C’est une bonne question.
Au 19ième siècle, la ruée vers l’or a fait migrer énormément de personnes. Des livres de Jack London nous parlent de cette époque qui était une époque dure avec des conditions climatiques peu favorables. Pas seulement la mauvaise météo réservait des difficultés mais en même temps il n’était pas facile de trouver de la nourriture.
Proche de la rivière de 40 miles, la nature réservait une bonne surprise. Une grande population d’oiseaux, la Grouse, appelé Ptarmigan, avait choisit cette région comme habitat et c’est grâce à eux que les mineurs ont survécus les hivers froids d’Alaska.
En Europe la Grouse, ce petit coq de bruyère de la famille des lagopèdes, .vit encore caché en Écosse dans des landes de bruyère entre 300 et 600 mètres d’altitude,ou dans les Alpes et Pyrénées, connu sous le nom Lagopède alpin ou Perdrix des Alpes.

C’est en 1902 que la ville en Alaska était prévue de rentrer dans le cercle administratif et le nom Ptarmigan en hommage à cette volaille était proposé.
Ce nom, sans le vouloir, posera des problèmes parce que comme c’était déjà pas facile de le prononcer, l’écriture ne trouvait pas d’amateurs. Que faire ? Avant de se ridiculiser et pour simplifier les choses, les gens en discutant se rappellent que l’oiseau ressemble un peu au …. poules ! et les habitants vite fait bien fait, décident que le nom de leur ville sera officiellement Chicken (Poule)

Aujourd’hui , la ville Chicken est classée comme ville fantôme des États Unis. En 2006 sa population était de 170 habitants contre 17 habitants en 2000 et 7 en 2010.
Elle est desservie par l’autoroute Taylor Highway.
Néanmoins , la ville organise tous les ans un festival de musique country.

Les aventuriers et chercheurs d’or sont toujours la bienvenue.

Résumé: Poule n’est pas obligatoirement une volaille.

J’espère la visite vous a plu. Toujours à la recherche des petits curiosités autour des poules, je vous dis à la prochaine.

Peter pour Becs et Plumes

Omaha Beach, plage de debarquement

un joli reportage de nytmare et son ami, d’une sortie pas comme les autres, pour visiter Omaha Beach.

 c’est une partie d’histoire de notre région  Basse Normandie qui montre dans ces paysages  magnifiques , des porteurs de souvenirs douloureux pour les populations des pays concernés par ce conflit mondial.

place aux photos :

Première étape : la pointe du Hoc

certains blockhaus sont encore debout mais ils sont rares ….

son intérieur :

mur criblé d’impacts de balles

on a ensuite longés un peu la cote pour aller au cimetière de Colleville

quelques monuments le long de la route :

(souvent on les comprend pas lol )

plages à pertes de vue ……..

arrivés au cimetière , le monument :

et un plan d’eau comme à Washington DC (USA) lol

on a vu les tombes des frères Niland , leur histoire a inspiré le film le soldat Ryan

et la tombe du dessinateur George Rarey ( c’est lui qui fit les dessins de femmes dévêtues à l’avant des avions )

nous voilà en route derrière un touriste roulant à 60 km/h pour voir la batterie de longues sur mer …

un petit tour à arromanches pour voir le port artificiel :

voila une visite terminé, une visite très impressionnante et touchante.

la prochaine fois on fera Utah Beach Wink

un grand merci à Nytmare et Greg pour les magnifiques photos !

Peter pour Becs et Plumes

une journée d’antan dans la Manche

Becs et Plumes dossier spécial « coup de coeur » de coline50

une journée d’antan dans la Manche

J’aimerais bien partager avec vous une animation de ma région.
Le 21 août j’ai participé à la foire du monde agricole normand de Carentan . Il y en avait pour tous les goûts. D’abord les animaux qui étaient nombreux avec la présence de deux sociétés avicoles de la Manche : celle de Cherbourg et celle de Valognes.
Nous présentions diverses races de volailles de Normandie mais aussi des races qui n’avaient rien à voir avec la Normandie.
Pour le plaisir des yeux des enfants mais aussi des adultes qui n »étaient pas les derniers à trouver le principe tout à fait plaisant, nous avions présenté dans des aquariums
une lapine naine avec ses petits

un couple de cochons d’inde et leurs petits

et une poule avec ses poussins

au détour d’une allée c’était un couple de Phoénix, le coq n’étant encore pas très vieux, sa queue ne mesurait pas plus d’une cinquantaine de centimètres. De plus cet animal avait été récupéré chez une personne qui n’en avait pas bien pris soin, pour preuve une galle aux pattes qui avait été soignée mais dont on voyait encore bien la trace.

des canards de Rouen

des Hollandaises à Huppes

des pigeons, des cailles, des lapins de grande race et de race naine.

Des animaux de plus gros gabarit étaient aussi présents comme
le cochon de Bayeux, grosse bête rose et grise impressionnante par sa masse de plus de 100 kilos.

accompagné de membres de la « Confrérie Normande du Cochon de Bayeux »

‘ane du Cotentin, Je ne peux que vous le présenter de profil car cette « bourrique » comme on dit chez nous ne voulait pas que je la photographie de face.

Un attelage de chevaux de trait, magnifiques bêtes qui dégageaient une puissance et une force imposante et tout aussi imposant par leur calme malgré les bruits environnants.

les vaches normandes pour lesquelles était organisé un concours

Un peu plus loin il était possible de faire un voyage dans le passé avec
les vieilles voitures qui apportaient un brin de nostalgie dans les têtes.

surtout la bonne « deudeuche » pour laquelle on entendait « tu te souviens……. », j’en avais une et avec on a fait……. »

Elles étaient accompagnées de motos qui se sont déplacées plusieurs fois dans la journée faisant vibrer l’air de leurs moteurs puissants

et de véhicules militaire des années 1940-45

tous en état de marche

et même d’une reproduction d’un bar de village.

Le tout animé par des personnes habillées de cette même époque.
Il y avait même une maman qui promenait son bébé dans une poussette des années 50

Le travail et la vie des fermes au 19éme siècle était aussi présent avec des groupes folkloriques qui déambulaient dans la foire

et à d’autres moments ils effectuaient des dances

des animations comme le battage à l’ancienne et le vannage du blé. Dans un premier temps on trie le blé des gros morceaux de paille

puis on vanne le blé pour chasser la poussière et récupérer seulement le grain. Il faut noter que dans les fermes on utilisait tout, la « balayette » utilisée pour le vannage est faite du bout d’une aile de canard ou d’oie avec toutes ces plumes

et la fabrication de la farine.

Il faut faire tourner la meule avec le manche pendant plusieurs heures pour obtenir un kilo de farine. Ce sont en général deux femmes qui actionnent ce système

Une reproduction miniature d’un pressoir à l’ancienne diffusait sur la foire une odeur de bon cidre normand.

A cette odeur de cidre venaient s’ajouter celles des crêpes, des saucisses-frittes et sans oublier les odeurs de tous les animaux rassemblés qui nous transportaient dans un monde paralléle le temps d’une journée bien agréable et bien remplie.
Et bien d’autres stands variés de produits de notre région. Un régal pour les yeux et de bons souvenirs d’une journée sympatique avec des rencontres de personnes agréables.
Un petit bémol pour cette journée une météo un peu instable qui n’a pas incité le public à venir assez nombreux pour les organisateurs même s’il y a toujours eu un peu de promeneurs et d’acheteurs pour cette journée.
coline50

un grand bravo pour ce reportage magnifique, qui réveille pas mal de souvenirs !
merci coline, de partager avec nous

Peter, pour Becs et Plumes