Archives de Catégorie: Races de poules L à P

la poule Lakenfelder (Lakenvelder)

Becs et Plumes, dossier spécial par Peter

La poule Lakenfelder (Lakenvelder)

Cette race serait apparue en Westphalie (Allemagne) dès les années 1830. Son nom, en revanche, est hollandais et signifierait « ombre sur un drap », ce qui décrit assez bien leur plumage noir et blanc caractéristique. Cette poule existe également en version naine et en variété bleu, développée aux Pays-Bas et importée au Royaume-Uni. Les Lakenfelder ont une crête simple de taille moyenne, des oreillons en forme d’amande et des yeux rouge orangé. Leurs pattes bleu ardoise sont dépourvues de plumes et elles ont quatre doigts. C’est une race de corpulence assez fine, avec un corps allongé et une queue portée en hauteur. Ce sont de très bonnes poules d’élevage. Leur peau est blanche et elles ont une poitrine particulièrement rebondie. Elles sont assez rares mais elles attirent toujours l’attention.

Ce sont des poules assez petites qui pondent bien (leurs œufs sont blancs et occasionnellement teintés). Les poules ne sont pas de bonnes couveuses mais elles volent plutôt bien (elles peuvent assurer un vol de 2,5m) ; veillez donc à installer une clôture adaptée. Les poussins arrivent vite à maturité et sont très résistants. Cependant, ils n’acquièrent pas le motif caractéristique de leur plumage avant leur troisième mue. Les Lakenfelder sont fières et solides et elles ne raffolent pas du contact humain. Elles s’adapteront à une vie en enclos mais préféreront être en liberté. Les coqs pèsent 2,2kg à 2,7kg et les poules 1,3kg à 3kg.

La poule Lakenfelder appartient à la famille des poules dits allemandes. Sur leurs origines existent des explications différentes. Les uns disent l’origine néerlandaise (d’ou l’écriture Lakenveld), les autres disent les poules étaient d’abord présentées comme « Jerusalemer »., résultat du croisement entre poules Campiner, Totleger et Zottegemer .
La couleur typique des Lakenfelder (noir et blanc) est aussi à l’origine d’une race de vache et de cochon.
Les poules sont généralement mature à partir de 6 mois, par contre les premiers œufs ne pèsent que aux alentours de 35 gr et ne doivent pas utilisés pour la reproduction.
Taille des bagues : coq = 18, poule = 16

Peter, Becs et Plumes

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la Croad Langshan

Becs et Plumes,dossier spécial coup de coeur par Peter

Croad Langshan

La Croad Langshan, originellement appelée simplement Langshan, est originaire de Chine.

Son nom, qui signifie « montagne du loup » en chinois, indique son exacte provenance : cette montagne est proche de Nantong, sur la rive gauche de l’embouchure du fleuve Yangtze Kiang. Elle y a été élevée depuis de nombreuses années, comme l’indiquent ses qualités de reproduction prédominantes sans négliger la qualité et quantité de la chair.
Les premières Langshan d’Europe furent officiellement importées en Grande-Bretagne en 1872 par le commandant F. T. Croad, bien qu’il soit probable que des specimens de la race fussent importés auparavant sous ce même nom3. Le nom de Croad fut ajouté par la suite pour cette catégorie spécifique originelle de Langshan afin d’honorer la nièce du commandant, A.C. Croad, dans ses efforts pour imposer la race. En effet une dispute s’éleva dans chacun de ces deux pays entre les éleveurs de Cochins et ceux de Langshan, jusqu’à ce que la Langshan fusse reconnue comme race à part entière. Ce fut le but premier de la création du club de la Langshan en 1904. Elles furent exposées pour la première fois en 1872 à Crystal Palace, et exportées aux États-Unis en 1898.

La race subit un net déclin vers la fin de la guerre de 1939-45, puis fut ranimée par la Rare Poultry Society (Société pour (la sauvegarde des) espèces rares) jusqu’à la re-formation du club de la langshan en 1979. Elle fait partie de la liste du Rare Breeds Survival Trust (Fondation pour la Survie des races rares), catégorie « survie critique » – les éleveurs de la race pure sont rares.
Elle est à l’origine de plusieurs races mixtes : poule de Marans, Orpington, poule d’Estaires, Barnevelder, Géante de Jersey (créée en New Jersey aux U.S.A.), Cochin noire..

C’est une volaille de grande taille. Elle a un port de tête élevé, la queue large et haute, la poitrine profonde et longue est proéminente sur l’avant. Le tout lui donne un dos au profil en U. La couleur originelle est noir moiré de vert ; le noir moiré de pourpre est un défaut éliminatoire pour le standard. Des raches blanches apparaissent parfois dans le plumage, moins souvent que pour la Cochin. Les Langshan blancs ont été créés par la suite. Les tarses sont emplumés légèrement sur leur face externe, ainsi que le doigt de pied extérieur – une caractéristique que l’on retrouve chez la Marans. De couleur ardoise foncé, ils s’éclaircissent légèrement après un an. La peau sous les écailles et entre les doigts tire sur le rose.
C’est une race à deux fins, bonne pondeuse et de chair fine.
Les autres catégories de cette race, créées ultérieurement principalement pour leur aspect esthétique, incluent la Langshan allemande, la Langshan Australienne, et les Langshan modernes de stature élevée.

Standard
Masse idéale : Coq : minimum 4,1 kg ; poule : minimum 3,2 kg.
Crête : simple
Oreillons : rouges
Couleur des yeux : brun
Couleur des tarses : ardoise foncé
Variétés de plumage : noir / blanc
Œufs à couver : min. 60g, coquille brun foncé
Diamètre des bagues : Coq :22 mm ; Poule :20 mm

source wikipedia

la poule Orloff

La poule Orloff

Originaire de la partie européenne de la Russie, la poule Orloff est issue de combattants malais et de volailles barbues russes. Elle est dénommée ainsi d’après le comte Orloff, grand éleveur de la fin du XVIIIe siècle.
D’après autre sources , la race est issue des poules Iraniens Giljanskis et des poules russes Uschanka. La race se »ra existante est reconnue depuis des années 1860 -1880.

Ces poules ont été introduites dans les années 1920 en Grande-Bretagne et en Allemagne, essentiellement pour leur chair. Cette race est aujourd’hui menacée et défendue par un club d’éleveurs aux États-Unis et L’Allemagne.

C’est une volaille de type fermier, à l’ossature solide, rustique et vive, de taille moyenne entre le combattant malais et le type fermier, la position est moyenne et relevée. Son caractère est plutôt calme. Elle est connue pour résister aux hivers rigoureux.
La race existe aussi en naine.

Standard

COQ
CORPS: Longueur moyenne, incliné et moins anguleux que chez le Malais; épaules saillantes.
COU : Assez long et porté haut. Les plumes du camail sont plus abondantes en haut qu’à la base du cou, formant ainsi une boule qui s’amincit vers le bas. De ce fait, il apparaît plus épais à la partie supérieure qu’à la base; toutefois la nuqe bien dégagée.
DOS : Longueur moyenne, large et plat, légérement incliné; lancettes des reins pa trop longues.
POITRINE : Large, peu proéminente.
ABDOMEN : Large, bien développé.
AILES : Moyennes, bien serrées au corps .
QUEUE : Assez large et portée assez haute, autorisée jusqu’à angle droit, garnie de nombreuses faucilles; plutôt courte.
TETE : Moyenne, très large à l’avant, moyennement arrondie.
CRETE : Formée d’une partie charnue, 1 à 2 cm de haut, garnie de parties creuses et de poils qui sont un signe de qualité; bien assise sur le bec.
BARBILLONS : Rudimentaires, cachés par les favoris
FAVORIS : Le plus développés possible, sans toutefois gêner.
BARBE : Pleine et bien développée, s’avance sous le bec.
YEUX : Grands, paraissent enfoncés avec un regard féroce à cause des sourcils prononcés et saillants. Iris de couleur perle à orangé.
BEC : Court, fort, peu courbé; couleur suivant la variété.
FACE : Rouge, seulement visible à la naissance du bec, le reste caché par les favoris.
CUISSES : Longueur moyenne, bien dégagées et saillantes, emplumafe collant.
TARSES : Longueur moyenne, lisses; jaune citron à jaune orange; quatre doigts bien écartés.
PLUMAGE : Abondant à la tête, au cou et à l’abdomen. Plutôt pauvre sur la poitrine. Le sous-plumage parfois visible au jabot.

POULE
Ressemble au coq, mais la position du corps est moins inclinée; abdomen bien développé. Pas de crête, juste une petite place rosée parsemée de quelques plumules. Les plumes de la nuque forment une boule ou crinière bien arrondie.

Couleurs

Variété tricolore :

Bec jaune avec dessus brunâtre.
COQ : La couleur de l’ensemble est un acajou foncé lustré. Le camail et les lancettes des reins un peu plus clairs que le dos et le pommeau de l’aile. Miroir bleu à reflets brillants. Queue noire à reflets verts. Le dessin semblable à celui de la Sabelpoot Mille-fleurs, sans toutefois être aussi précis et régulier. Barbe blanchâtre. Rémiges de préférence blanches à reflets brillants. Poitrine et cuisses de couleur noir grisâtre, parsemée de plumes blanches. Les plumes brunes à la poitrine et aux cuisses ne sont pas fautives.
POULE : La couleur fondamentale est rouge brun, plus claire chez les jeunes sujets. Dessin comme les Sabelpoot Mille-fleurs sans toutefois être aussi précis et régulier.

Variété acajou :
Bec couleur corne foncé. Couleur du plumage acajou foncé avec beaucoup de reflets. Queue noir brillant.

Variété blanche :

Bec couleur corne. Plumage blanc pur.

Défauts dis-qualificatifs

Défauts de type; dos bombé; crête frisée ou simple; absence de barbe et favoris; couleur des tarses autre que citée; abdomen pas assez développé chez la poule; absence de boule à la nuque chez la poule; plumes aux tarses.

Masse idéale GR : Coq : 3 à 3,8 kg ; Poule : 2, 2 à 2, 8 kg
Œufs à couver : min. 55g, coquille blanche à brune
Diamètre des bagues : Coq : 22mm ; Poule : 20mm

Masse idéale Naine : Coq : 1 kg ; Poule : 800 g
Œufs à couver : min. 30g, coquille blanche à brune
Diamètre des bagues : Coq : 14mm ; Poule : 12mm

Peter pour Becs et Plumes,
source wikipedia et SV Orloff DE

la poule Limousine (coq de pêche)

Becs et Plumes, dossier spécial races françaises par Peter

La poule Limousine

La poule Limousine ou aussi nommée « coq de pêche du limousin » en raison de la principale vocation de cette race et notamment du coq, qui est de fournir des plumes pour la fabrication de leurres artificiels « mouches », utilisés pour la pêche à la truite. On ne s´étonnera pas que cet usage fut développé dans une riche région riche en ruisseaux et torrents dévalant des contreforts du Massif Central.

La poule Limousine est à la base une petite poule rustique et locale plutôt disparate, élevée dans les fermes limousines depuis la nuit des temps, sans véritable renommée si ce n´est celle de produire des plumes. L´utilisation de « mouches » artificielles est déjà attestée au II ième siècle par le grec Claudius Elien. Cette spécificité ne la mit cependant pas à l´abri de la raréfaction qu´elle connut au moment de la Seconde Guerre Mondiale.
Le renouveau de la pêche sportive et notamment à la mouche lui vaut d´être tirée d´affaire et c’est une véritable filière qui s´est constituée depuis vingt années maintenant pour fournir au monde des pêcheurs les meilleurs produits. Sa renommée en devient internationale même si elle n´est pas exclusive en ce domaine.

Les plumes utilisées pour la pêche doivent être particulièrement brillantes, à la fois solides et souples, ayant du ressort.
1) Les hackles (plumes du haut du camail) ; fins, aux barbules libres sur au moins les 2/3 de leur longueur, d’égale largeur.
2) Les pelles (plumes du dos et des couvertures des ailes) ; appelées ainsi en raison de leur forme arrondie.
3) Les lancettes de la selle.
Les barbes de ces 3 sortes de plumes doivent être régulières, droites, rigides et déliées (sans crochets entre les barbules). Le duvet remontant le moins haut possible le long du rachis.

Standards:
Le Coq de pèche du Limousin ou Poule limousine sont issus d’ancienne races fermièrs des régions granitiques du Limousin, plus particulièrement de Haute Corrèze, en moyenne altitude et sous climat vif. Son standard n’a été établi et homologué que récemment.
Aspect général : volaille de type fermier, de taille moyenne, à ossature fine. Bonne pondeuse et couveuse. Sélectionnée en raison de l’aptitude des plumes du coq à se prêter à la fabrication de mouches artificielles pour la pêche.

Caractéristiques du coq :

Corps : assez ramassé, plutôt large, port légèrement relevé.
Cou : longueur moyenne, camail abondant retombant sur les épaules et atteignant le début du dos.
Dos : assez court, plat, légèrement incliné vers l’arrière.
Épaules : larges, bien couvertes par le camail.
Ailes : portées haut et serrées au corps.
Selle : large, abondamment garnie de longues lancettes.
Queue : portée relevée sans atteindre l’angle droit, de taille moyenne, faucilles peu abondantes mais bien arquées.
Poitrine : large, proéminente.
Abdomen : peu développé.
Tête : moyenne.
Face : rouge, lisse.
Crête : rouge, simple, taille moyenne, droite, s’avançant sur le bec, le lobe se détachant de la nuque.
Barbillons : rouges, assez développés.
Oreillons : rouges, lisses.
Yeux : iris rouge orangé.
Bec : corne foncée, court et assez fort.
Cuisses : bien dégagées.
Tarses : gris clair, rosés sur les côtés (gris plus soutenu pour la variété noire) fins, lisses, longueur moyenne.
Doigts : 4, semelle claire.
Plumage : assez serré au corps, très peu de duvet, sans bouffant.

Caractéristiques de la poule :

Mêmes caractéristiques que le coq en tenant compte des différences sexuelles. Dos moins incliné. Queue semi-ouverte. Crête simple et droite, tolérée penchée.

Défauts éliminatoires :
Sujet trop fort à ossature grossière ; semelle jaune ; texture du plumage non conforme (bouffant, mou, aux barbules liés sur toute la longueur chez le coq) ; coq pesant moins de 2 kg ; poule pesant moins de 1,5 kg.

Variétés :
-Bleu uni : coq : gris bleu uni avec camail et manteau plus foncé.
-Noir : plumage entièrement noir à reflets verts sous couleur noirâtre.
-Bleu uni à parures colorées : c’est le coq de pêche par excellence, d’une couleur d’ensemble gris bleu avec camail et manteau de coloris composites, allant du brun roux au jaune paille (miel clair). Le pointillage est ici une qualité. La poitrine, les rémiges, et les plumes de la queue sont gris cendré uni.
Poule : gris bleu uni avec un camail pouvant être plus foncé.
Défauts graves de coloris : Présence de liseré, sous couleur blanche.
-Noir à camail teinté de roux : Plumage entièrement noir à reflets verts, camail plus ou moins teinté de roux, sous couleur noirâtre.
Poule : gris bleu uni avec camail pouvant être plus foncé.

Masses : Coq : 2,5 à 3 kg Poule : 1,9 à 2,1 kg
Masse minimale de l’œuf à couver : 55 grammes
Couleur des œufs : coquille légèrement rosée
Diamètre des bagues : Coq : 18 mm Poule : 16 mm

Limousine Naine

Origine : France. Créée par Yves Allègre et Bernard Janisson. Standard homologué en 1997.

Identique à la grande race sauf :

Variétés :
-Bleu uni
-Noir
-Bleu uni à parures colorées
-Noir à camail teinté de roux

Masses idéales : Coq : 1000 grammes Poule : 750 grammes
Masse idéale de l’œuf à couver : 35 grammes
Diamètre des bagues : Coq : 12 mm Poule : 12 mm

Défauts éliminatoires :
Sujet trop fort à ossature grossière ; semelle jaune ; texture du plumage non conforme (bouffant, mou, aux barbules liés sur toute la longueur chez le coq)

(STANDARDS OFFICIELS de la SCAF)

Peter pour Becs et Plumes

une poule noire nommée Orpington

Becs et Plumes, dossier spécial par Peter

La Création de l’Orpington noire

En parlant de la poule Orpington, c’est très souvent la couleur fauve qui occupe nos pensées. Au moins c’est le cas chez moi. Par contre c’est la variété noire qui était créé en première.

Dans les années 1880 un éleveur anglais, William Cook, a décidé de créer une poule à tout fins pour combler une lacune dans le marché. Son idée était de créer un oiseau utile et fiable, très bon pondeuse toute l’année et en plus capable de fournir une excellente viande blanche, très demandée sur les marchés de Londres. Ses ambitions pour la nouvelle race n’étaient pas facile à accomplir, parce que la volaille devait être résistant au températures d’hiver ainsi qu’à la météo anglaise et en même temps rivaliser avec les autres races populaires de l’époque, dans les deux domaines: ponte et qualité de la viande.

En réalité, la Orpington était l’hybride original, réunissant tous les meilleurs morceaux de races précieusement choisies pour produire un oiseau qui ferait appel à la basse-cour des éleveurs de volailles ainsi que à l’aviculteur commercial. Il faut se rappeler que l’élevage de volailles et la production à cette époque était un monde différent, comparé à la production de masse, sans émotions, mais purement industrielle et commerciale d’aujourd’hui.
En revanche la Orpington avait un avantage sur la plupart des autres races de l’époque, c’était le savoir faire de William Cook dans la commercialisation de la race et ses compétences en affaires.
Il a réussi une première dans le monde avicole anglais en produisant pas seulement un nouvel hybride moderne, mais aussi sa production en masse et une très intelligente commercialisation dans le reste du monde entier.

C’est un véritable témoignage de son génie que l’Orpington a survécu depuis l’époque jusqu’au temps modernes et continue encore d’être l’un des plus populaires des races anglaises, gardés soit en basse-cour; soit par des producteurs d’œufs professionnels et producteurs de viande, ou simplement par le particulier, qui aime la race pour sa beauté et ses qualités. Les expositions avicoles le prouvent.

L’Orpington noire a été créé en accouplant des coqs de Minorque noire

avec des poules noires de Plymouth Rock,

puis l’accouplement de la descendance de ce croisement avec des Langshans noirs.

Une fois les croisements terminés, les premiers Orpingtons étaient nées.

Ils avaient ou la crête simple ou frisée, mais comme la plupart des éleveurs de volaille n’étaient pas capable de garder les deux variétés, c’est la raison pourquoi la crête simple a pris de l’avance et les Orpingtons à crête frisée se font rare.

L’Orpington noire était alors créé et à partir de 1886 cette poule charmante était présent sur presque tous les expositions agricole en Angleterre.
Ainsi commença l’histoire de la poule anglaise, nommée Orpington, en hommage de la ville de son créateur William Cook.
Une histoire sans fin, pour le plaisir de beaucoup d’éleveurs ………

 

Peter, pour Becs et Plumes

la poule Le Mans

La Poule le Mans

La Poule le Mans est une volaille de bonne taille, longue et large, moins forte que la La flèche mais néanmoins élégante.
Cette poule est originaire du département de la Sarthe, aux environs de la ville du Mans.

dans la monographie des races, il est déjà à lire:

« Race du mans »

a race du mans est identiquement semblable à celle de la Flèche et ne diffère que par la forme de la crête, qui est frisée, très volumineuse , en forme de coquille, très granulée et se termine en pointe en arrière comme celle des coqs Hambourg.

Les caractères physiques et moraux sont les mêmes que chez les races de la Flèche.
Cette variété est très belle et ne le cède de rien, sous le rapport de la beauté et du mérite, à la Flèche proprement dite.

Il faut savoir que la poule le Mans devient de plus en plus rare dans nos poulaillers. Presque disparue dans les années 1950, car (comme beaucoup d’autres) elle ne grossissait pas assez vite pour l’élevage.
Elle est élevée pour sa chair très gouteuse. Les oeufs sont blanches et de bonne taille.
La poule n’est pas une bonne couveuse.

Masse idéale : Coq : 3 à 3,5 kg ; Poule : 2,5 à 3 kg
Crête : simple
Oreillons : blancs
Couleur des yeux : rouge orangé
Couleur de la peau : blanche
Variétés de plumage : uniquement noir
Oeufs à couver : min. 70g, coquille blanche
Diamètre des bagues : Coq : 20mm ; Poule : 18mm

Peter, pour Becs et Plumes

la poule Le Merlerault

Becs et Plumes dossier spécial poules rares

Le Merlérault
(la poule diablesse sympa)
 
Historique :

La poule « le Merlérault » est originaire de la Région du Merlérault en Normandie dans le département de l’Orne, également célèbre pour ses chevaux trotteurs, elle est décrite au 19 ème siècle par de nombreux auteurs comme étant une sous-variété de la race de Crêvecoeur.
Chef-lieu de canton, la petite ville Le Merlerault tient son nom de ses seigneurs, Le « Merle »,
cités dès le XIe siècle. D’ailleurs les armoiries de la ville arborent ce joli petit oiseau couleur
charbon.
La petite commune du Merlerault, située à une hauteur de 226 mètres dans le département de l’Orne, est traversée par la rivière le Don, le ruisseau Saint-Martin et la rivière la Dieuge. Sa population est de 944 habitants.

On retrouve la trace de la poule Le Merlerault dès le milieu du XIXe siècle. En effet, dans le
« journal d’agriculture pratique » de 1857 et le « poulailler », C.Jacques parle d’une
« variété » de la Crèvecoeur qu’il nomme alors « Merleraux ». Presque disparue, la poule Le Merlerault renaît comme le Phenix de ses cendres en novembre 1982, lors del’exposition de Dombasle en Meurthe et Moselle et ce grâce à Jean-Claude Périquet, personnalité de l’aviculture française que l’on ne présente plus.
Longtemps considérée comme une sous-race ou variété de la Crèvecoeur et affublée de toutes
sortes d’orthographe, la poule Le Merlerault ne fut reconnue comme race qu’au début du XXe siècle. Son standard était réactualisé vers 1984 et repris dans les éditions 1991 et 2000 établies par la SCAF.
 
 
Mine de rien, ce volaille a des amateurs un peu partout, pour preuve, lors du championnat de France 2009 organisé par le Club pour la sauvegarde des races avicoles normandes se déroulant à Gournayen-Bray en Seine-Maritime, Arnaud Godel , en éleveur suisse,décrocha le titre envié de Champion de France en Le Merlerault…
 
Descriptif

C’est une volaille qui doit être forte en taille, mais de forme trapue. Le coq pèse au minimum 3 kg, la poule au minimum 2,5 kg. Une attention toute particulière doit être portée à la tête de l’animal, si l’on veut maintenir un trait distinctif qui est caractéristique. La Le Merlerault n’est ni une hollandaise huppée, ni une padoue. La huppe est régulière et symétrique, mais pas trop longue, équilibrée, elle ne gène pas la vue. Elle est dotée d’une crête à corne sans ramification. Ses oreillons sont blancs, la face est nue et rouge, le regard ardent.
Sa couleur d’origine est le noire, mais elle commence à apparaitre dans d’autres couleurs comme le bleu.

 
 
Qualités :

Principalement élevée pour sa chair de qualité, elle fera le bonheur de sa famille d’adoption en produisant de bons petits poulets. Veillez à lui conservez ses qualités de volailles de chair en surveillant sa croissance et sa masse, et en conservant les sujets avec une poitrine bien fournie et profonde et un abdomen bien développé.
Elle couve peu mais pond bien. Ses oeufs sont blancs et pèsent 55 g environ.
Très rustique, elle apprécie les grands espaces et n’hésitera pas à se percher parfois à bonne hauteur.
Son élevage est facile et les poussins ont un développement impressionnant.

merci à nos amis suisse pour es photos http://www.volailles-francaises.ch/

 
Peter pour Becs et Plumes
 

 

la poule Mantes

Becs et Plumes, dossiers spéciaux races rares de Peter

La MANTES

Elle est originaire de la ville de Mantes dans les Yvelines, dans où elle était très répandue. Sa silhouette rappelle celle de la Faveroles.. Certains pensent qu’il s’agit d’un croisement entre une Gournay et une Houdan, d’autres pensent que c’est un croisement entre une poule de houdan et d’un coq Brahma.

Cette race, pratiquement disparue il y a une cinquantaine d’années, a été recréée par monsieur Alex Wiltzer à partie de la Houdan, la Faverolles, la Flèche et de la Gournay.

Coq :
Il a un tête fine et assez longue
Le bec est fort, droit, de couleur corne plutôt clair, rayé de gris,
La crête est portée assez haute, bien dentelée en s’avançant sur le bec frôlant presque la nuque à l’arrière

Les oreillons sont peu développés, blancs et sablés de rouge, mais cachés par les favoris
Les barbillons sont peu développes, mais d’un rouge soutenu
Les barbillons sont cachés dans la cravate
L’oeil est vif, bien dégagé, l’iris est orange
La cravate et les favoris sont fournis, en touffes
Le cou est fort et assez long
Le corps est large, le dos incliné vers l’arrière
Les ailes sont courtes, bien serrées au corps
La poitrine est ample et bien pleine
La queue est bien fournie, les grandes faucilles sont longues et arrondies
Les cuisses et jambes sont longues et fortes, sans bouffant,
Les tarses sont longs et déplumés, d’un gris rosé, marbré d’un gris plus sombre.

Les quatre doigts sont de la même couleur.

La poule possède une crête plus petite, légèrement tombante. Le plumage est alterné de blanc et de noir avec une prédominance noire. Le cailloutage ressemble à celui de la Gournay et de la Houdan.
Le coq doit peser entre 2,5 et 3,5 kg, la poule entre 1,5 et 2,5 kg
C’est une bonne pondeuse aux oeufs blancs assez gros et une bonne couveuse. C’est une volaille assez calme.
Elle a une ponte très intéressante, sa chair est excellente et d’un bon rendement car son squelette est très fin.

Ce qui  » saute aux yeux « , c’est sa barbe et ses favoris. Elle a sous le bec une grosse gorge de plumes. De chaque côté, se trouvent de larges favoris. Le tout doit former trois pièces bien distinctes et non floues ou emmêlées.
Mais le plus difficile est peut-être de conserver un corps cylindrique, long et large, avec un dos légèrement incliné, tout en maintenant l’élégance qui sied au races dites légères.
Comme pour toutes les races barbues, les barbillons sont rudimentaires et cachés sous la barbe. Le plumage ne doit pas être bouffant.
Les ailes sont portées fermées et bien collées au corps.
Les œufs sont blancs crème et doivent peser au moins 60 g.
Le coq pèse au minimum 2,5 kg et la poule 2kg.

C’est en quelque sorte la petite sœur de la Faveroles. Elle a été crée en même temps grâce aux même croisements entre les poules de Houdan et des races plus lourdes comme la Brahma ou la Cochinchinoise.

Cette race rustique à comme originalité la couleur de son plumage. Il est noir caillouté blanc, c’est à dire que certaines plumes sont entièrement noires, d’autres entièrement blanches, mais pour l’essentiel, elles sont noires terminées d’une pointe blanche. C’est du plus bel effet!

Peter, pour Becs et Plumes

la Meusienne

Becs et Plumes, dossier spécial, coup de coeur de bipbip

la Meusienne

Cette race a été récemment créée par M. Jean-Claude Périquet à Gincrey dans la Meuse, à partir de la Faverolle foncée.

La race aujourd’hui se porte bien, trouve un peu plus chaque jour son public et s´exporte même au delà de nos frontières.

La meusienne a beaucoup de qualités. C’est une magnifique volaille au corps fort et robuste. C’est une poule très sollicitée pour prêter son image au médias.
Caractéristiques physiques
Avec une poitrine arrondie, elle est massive et son allure lui donne un air très robuste. Son plumage est très dense et épais, il faut donc faire attention durant les fortes chaleurs de l’été qu’elle n’en souffre pas. Quelques plumes viennent habiller ses tarses, ce qui lui donne un aspect encore plus agréable à l’oeil. La meusienne possède 5 doigts, elle est calme et rustique.

Région d’origine: la meuse (en lorraine)
Particularités: Tarse emplumés grand barbillons tête petite oreillon rouge iris jaune orangé.
Poids du coq: 3,5 Kg minimum
Poids de la poule: 2,5 kg minimum
Crête: simple,droite
Nombre de doigts: 5
Qualités/défauts: Moyenne couveuse, bonne pondeuse, chair excellent.
Oeufs: légèrement teinté (55 grammes environ)
Varièté: saumoné foncé
Taille de bague coq: 24 mm
Taille de bague poule: 22 mm
Varièté naine existante

source: »Poule &Coq de Jean Claude Périquet et Véronika Zizka

la Noire de Janzé

Becs et Plumes, dossier spécial races rare

La poule Janzé
(noire de Janzé)

…une volaille très rare, ce qui dit le standard:
Elle porte le nom de la ville de Janzé en Ille-et-Villaine.
Volaille de forme élégante et bien proportionnée ; port altier et allure vive. Taille moyenne, mais paraît à l’oeil plus légère qu’en réalité du fait que la plume est excessivement serrée au corps. Ossature très fine, rigide et légère.
Coq : 2,5 kg ; poule 2 kg. (source, volaille-poultry)

avec la permission du journal « Paysan Breton », voici l’histoire de son sauvetage.

La noire de Janzé a bien failli disparaître. Cette vieille race de volaille était d’ailleurs considérée comme éteinte.
« Disparue vers le milieu du XXe siècle », évoquent les rares écrits à son sujet. Quand… Quand, début des années 90, une bande de copains, regroupés autour de l’association « SOS volailles »,lance un appel aux bonnes volontés susceptibles de dénicher une basse-cour fossile qui pourrait héberger quelques derniers spécimens de la Noire de Janzé.

L’appel à témoin retentit à l’oreille de Jean Le Moigne, Finistérien d’origine et vétérinaire en exercice à Janzé. Arpentant les routes de campagne depuis plus de 20 ans, ce praticien se souvient de ces poules au plumage noir, de taille un peu en dessous de la moyenne, correspondant au descriptif.
En 1991, le docteur Le Moigne signale avoir retrouvé des traces possibles de cette race locale. Dans une petite ferme reculée de Janzé, Francis Lunel, un vieil agriculteur,élève à l’ancienne des volailles qui picorent dans la cour, grattent le tas de fumier et dorment dans les arbres. Étonné que l’on s’intéresse à ses poules qui « sont là depuis toujours », le « conservateur » du patrimoine avicole qui s’ignore, accepte que l’association prélève les sujets le plus proches du standard de la race. À une condition fixée par F. Lunel :
que les membres de « SOS volaille »se débrouillent pour attraper eux-mêmes les volatiles.
Rendez-vous est fixé un soir de nuit profonde. Armés de lampes électriques, les plus téméraires se lancent à l’assaut des derniers représentants de la race. Escalade dans les arbres, maladresses nocturnes et égratignures ponctuent l’opération « Il faut sauver la Noire de Janzé ».
Une franche partie de rigolade se souviennent Jean Le Moigne et Alain Larsonneur qui faisaient partie de l’expédition. Et c’est sous l’oeil amusé du vieil agriculteur – qui vient de s’éteindre début 2008 –que 10 poules et deux coqs abandonnent leur liberté champêtre pour la nouvelle mission de sauvetage de la race.
La nuit, toutes les poules sont noires. Et il s’avère que les volailles attrapées ne correspondaient pas à la plume près au standard de la race. Avec les années, les volatiles, réputés bons reproducteurs, avaient dû subir quelques croisements. Les coqs, en particulier.
Henri de Carville, spécialiste à la station de recherches avicoles de l’Inra à Tours, assurait toutefois qu’une sélection à partir de quelques sujets était encore possible. Outre ses conseils de chercheur, il offrit un coq « Géline de Touraine », une race aux caractéristiques assez proches, sachant que le berceau de la Noire de Janzé pourrait se situer dans la région de Touraine.

Les croisements ultérieurs furent effectués en consanguinité par Jean-Claude Sage,éleveur-amateur à Coat-Méal dans le Finistère. Objectif, approcher
le plus possible le standard de cette poule au plumage noir profond et brillant, aux pattes courtes et bleu foncé, aux oreillons rouges.
« Une volaille à la silhouette trapue, de forme élégante, bien proportionnée, avec un port altier et une allure vive », commentent les connaisseurs. La Noire de Janzé a en effet la réputation d’une race rustique, au caractère sauvage et vagabond qui prend facilement son envol. Un comportement à lier à la conformation spécifique du bréchet et à ‘épaisseur des muscles de vol.

Les poules commencent à pondre vers 4,5 mois. Les saisons pour eux n’ont pas de différence. Elle pondent couvent et élèvent toute l’année.

En novembre 1993, tous ces efforts de sélection ont bien failli être anéantis en quelques minutes quand des chiens errants pénétrèrent dans le poulailler de J.-C. Sage et tuèrent sept poules et deux coqs. Mais quelques individus furent épargnées et l’aventure put se poursuivre. Depuis octobre 1997, le seul élevage de sélection en Noire de Janzé a été confié à la ferme de Kéringar, à proximité immédiate de la Pointe Saint-Mathieu, sur la commune du Conquet.
L’histoire aurait pu s’arrêter a ce petit conservatoire. Mais voilà que les Fermiers de Janzé ont imaginé que cette race du terroir pourrait être un bon vecteur de communication pour valoriser le poulet label développé par l’association d’éleveurs. Il y a peu, quelques Noires de Janzé de la souche « Lunel » ont ainsi regagné leur contrée d’origine. Avec ce projet d’en faire « une poule de luxe », comme au temps où la réputation de la Noire de Janzé était portée au loin par les menus servis sur les paquebots de la Transat.

Didier Le Du

Texte et photos avec l’aimable permission du Paysan Breton, encore merci pour cet reportage magnifique

Personnellement je compare la race « Noire de Janzé » en Bretagne, presque disparue, un peu avec la Cotentine de la Manche Ce serait avec un grand plaisir de voir qu’elle retrouvera sa vie dans les poulaillers bretons, son pays natale.

Peter pour Becs et Plumes