Archives de Catégorie: Races de poules C à E

L’Empordanesa, une vraie catalane

L’Empordanesa
(la gallina empordanesa)

La poule Empordanesa est une race de poule domestique originaire de la plaine de l’Empordà.

C’est une volaille rustique, à crête divisée, aux oreillons plutôt rouges et aux tarses jaunes, avec une ponte moyenne de 170 œufs par an et une certaine tendance à la couvaison et un bon comportement maternel.

Durant les années 1920, le professeur Rossel i Vilá citait une race de poules propre à la plaine de l’Empordà (province de Gérone).
Il participa à des concours avec une variété blanche et une rousse, bien qu’aucun texte ne permettait de bien définir cette race. Au début des années 1980, cette population de poules de l’Empordà, hétérogène en coloris et dispersée dans les fermes de la région, était en danger de disparition.

Le vétérinaire D. Antonio Jordá rassembla des œufs fécondés et des sujets adultes jusqu’à obtenir un cheptel de près de 300 poules. À partir de celles-ci, le docteur Amadeu Francesch de l’Unité de génétique avicole de l’IRTA définit, améliora et établit le standard de la race en ses différentes variétés.
Un cheptel de la variété rouge a été amélioré à l’Unité de génétique avicole de l’IRTA en vue de la production de poulets de chair de qualité traditionnelle.

Standard officiel

Masse idéale : Coq : 2,4 à 3 kg ; Poule : 1,7 à 3,3 kg
Crête : simple avec lobe divisé
Oreillons : rouges
Couleur des yeux : rouge-orangés
Couleur des Tarses : jaunes
Variétés de plumage : blanc, rouge herminé noir, fauve herminé noir, fauve herminé bleu, fauve herminé blanc, fauve et blanc herminé de noir
Œufs à couver : min. 60 grammes, coquille brun rouge intense
Diamètre des bagues : Coq : 20 mm ; Poule : 18 mm

Encore une poule de race d’origine très proche de nos frontières avec l’Espagne qui n’est presque pas connue chez nous.

. Le recensement en cours est d’environ 700 à 1000 exemplaires en Espagne, 50% sont en Catalogne. La race est aussi ( mais rarement) élevée en France et en Allemagne, où une association « Sonderverein der Züchter Katalanischer Hühnerrassen » a était créé.

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la poule basque Euskal – Oiloa

Becs et Plumes, dossier spécial races rares par Peter

Euskal-Oiloa
la poule basque
Dans le cadre du programme de localisation, conservation et étude des races de poules autochtones de es régions Bizkaia, Araba et Gipuzkoa lancé par le département de génétique animale de l’I.N.I.A. en 1975, le docteur Fernando Orozco introduisit des poules typiques du pays basque (Euskal Herria) qui se présentaient sous différents coloris. Il les sépara en variétés pures et groupa l’ensemble sous le nom de Euskal Oiloa (poule basque) qui devint la première race pure basque jamais définie.
Sur cette base, le docteur José Antonio Mendizábal, qui participa ultérieurement à la sélection de la race, rédigea le standard qui est toujours en vigueur.
Oeufs à couver.- 60 grammes minimum ; coquille brune.
Masse.- Coq : autour de 3,6 kg ; poule : autour de 2,5 kg.
Volaille plutôt forte, à crête simple de taille moyenne, oreillons rouges et tarses jaunes. Race rustique à 2 fins : acceptable aussi bien pour la ponte que pour la production de chair. Les oeufs sont plutôt gros avec une coquille brune.
La poule basque a beaucoup d’amateurs aux Etats Unis et au Canada, soit il parce que c’est une volaille au tempérament doux, ou sa couleur attractive. Elle résiste bien aux intempéries

la (poule de) Contres

Becs et Plumes, dossier spécial coup de cœur par Peter

La Contres

Au début du XX ème siècle la poule de Contres était acheté au marché de Contres par les volaillers de Paris.
Elle se rencontrait dans toute la Beauce et la Sologne mais elle porte le nom de Contres, ville du Loir-et-Cher.

Messieurs de Chevigné et Vezin, vers 1900 ont entrepris la sélection de cette volaille, en se procurant des sujets dans les fermes de la région de Contres. Monsieur le Comte Delamarre fit une monographie provisoire de cette race, elle fut présentée à la société d’aviculture du Loir-et-Cher, qu’elle adopta le 2 novembre 1906, puis à la fédération nationale des sociétés d’aviculture de France. Son standard figure dans les éditions 1931 et 1956 de la SCAF. La première guerre mondiale avait déjà fortement entamé les rangs de cette race.

Généralités
La poule de Contres est de couleur blanc herminé noir. Elle porte le nom de Contres, ville de Loir et Cher où se tenait un marché. C’est une volaille de type fermier, aux proportions harmonieuses, assez dressée, sans être trop haute sur pattes, à la démarche vive et fière, réunissant toutes les qualités d’une poule de ferme à deux fins (chair et ponte). Elle a été reconstituée récemment. Le coq pèse environ 3 kg tandis que la poule 2,25 kg.
Cette volaille a des airs de famille avec la Bresse, la Bourbonnaise, la Gâtinaise et la Bourbourg. Elle se différencie de la Bresse surtout par le coloris de son plumage; la Bresse n’a pas de variété herminée. De la Bourbonnaise par la couleur des tarses: blanc rosé pour la Bourbonnaise et gris bleuâtre pour la Contres; la couleur des yeux: rouge orangé pour la Bourbonnaise et brun foncé pour la Contres. De la Bourbourg par l’absence de plumes aux tarses. De la Gâtinaise par la couleur des tarses: blanc pour la Gâtinaise; du coloris du plumage: blanc pour la Gâtinaise.

Ces oiseaux doivent avoir la démarche vive et fière; les animaux lourds et massifs doivent être éliminés. La poule pond bien, des oeufs à coquille teintée (jaune brun clair) et couve correctement. Les éleveurs disaient que c’était le type de poule de ferme réunissant toutes les qualités d’une volaille, sans qu’aucune (qualité) ait été développée au détriment des autres. Elle avait été surnommée la bonne à tout faire. Le coq est un bel oiseau, aux proportions harmonieuses, assez relevé, sans être trop haut sur ses pattes. Ses principaux caractères: bec fort, court, blanc bleuâtre; yeux grands, vifs, à iris brun foncé de préférence (tolérés rouge orangé); crête simple, 5 à 6 dents régulières; barbillons moyens; camail abondant; oreillons rouges sablés de blanc; dos assez allongé; poitrine pleine et profonde; queue de longueur moyenne avec des faucilles développées; tarses lisses, de couleur gris bleuâtre, parfois un peu rosé sur les côtés. La poule a les mêmes caractères généraux que le coq, avec une crête plus petite; les épaules assez larges; le dos plat, plutôt long, incliné vers l’arrière et très légèrement relevé vers le croupion. Une seule variété de plumage: l’herminée.

Standard
Masse idéale : Coq : 3 kg environ ; poule : 2,25 kg
Crête : simple
Oreillons : blancs cerclés de rouge
Couleur des yeux : noirs
Couleur de la peau : blanche
Couleur des tarses : gris
Variétés de plumage : blanc herminé noir uniquement
Œufs à couver : min. 60g, coquille blanche à crème clair
Diamètre des bagues : Coq : 18mm ; Poule : 16mm

Source conservatoire des races rustiques de sologne

la noire de Challans

Becs et Plumes, dossier spécial race rare par Peter

poule noire de Challans

Poule de Challans

La poule de Challans aurait été créée au milieu du XIXè siècle par croisement entre des poules locales et des volailles asiatiques (Langshan, Orpington) importées à Nantes par des marins anglais.
La production de « poulets nantais » élevés dans les marais et finis en « épinettes », fera la réputation de cette race à partir de 1870 de Nantes à Paris jusqu’à ce que l’industrialisation de l’aviculture ne sonne le glas de ce mode de production familial et donc de cette race.

Description
C’est une volaille de forme massive, aux pattes argentées, avec des oreillons rouges et une crête simple et droite de taille moyenne. Le plumage est normalement noir avec de possibles reflets verts. C’est une bonne pondeuse.

Malgré des efforts la race est en danger de disparition

ASPECT GÉNÉRAL : De taille moyenne, mais puissante et robuste, à l’allure dégagée et sans lourdeur, un peu basse, en plumage sans bouffant.
CARACTÈRES GÉNÉRAUX :
Coq :
– Tronc : la forme bien accusée d’un bateau, aux épaules larges sans être saillantes
– Cou : assez fort, porté haut et légèrement arqué, camail riche et abondant, descendant bien sur les épaules
– Dos : large, long, porté horizontalement, non concave, et sans bouffant à la selle, remontant régulièrement vers la queue
– Poitrine : large et profonde
– Ailes : fortes, serrées au corps
– Queue : assez peu développée, nombreuses petites faucilles recouvrant l’embase
– Abdomen : bien développé
– Tête : assez fine, allongée
– Face : rouge, texture fine, sans trace de blanc
– Crête : simple, droite, de taille moyenne, assez épaisse, le lobe un peu dégagé de la nuque, dentelure régulière de 5 à 6 dents à profondeur moyenne
– Barbillons : moyens, bien arrondis
– Oreillons : allongés, rouges, sans tâche d’émail blanc
– Bec : légèrement recourbé, couleur corne foncée, extrémité plus claire
– Yeux : grands, vifs, bien proéminents, ne doivent pas être enfoncés dans leur orbite, arcades sourcilières non saillantes, couleur brun foncé à noir
– cuisses : saillantes, fortes, bien dégagées, sans bouffant
– Tarses : plutôt forts, lisses, dénudés, couleur ardoise foncée
– Doigts : quatre, bien écartés, semelle claire
– Ongles : couleur du bec ou plus clair

Poule :
L’ensemble du corps est assez long et profond, avec un bon développement de l’abdomen et présente une position plus basse. La crête, moyenne, peut être penchée à l’arrière. En plumage riche mais sans bouffant à la selle et un peu prononcé aux cuisses. Queue assez serrée et non étagée, légèrement arrondie à la partie supérieure.
DÉFAUTS GRAVES :
Sujet trop élancé, ligne du dos concave ou trop inclinée ; crête trop forte ; queue largement ouverte, bouffant exagéré aux cuisses ou à la selle ; tarses emplumés; oreillons tachés de blanc ; arcades sourcilières saillantes, trace de couleur dans le plumage ; absence de reflet vert, trace de blanc dans le vol.
COULEUR DU PLUMAGE :
Plumes entièrement noires à reflets verts, très riches surtout chez le coq.
POIDS :
Coqs : 3 à 3.5 Kg – Poules : 2 à 2.5 Kg.
Poids minimum de l’oeuf à couver : 60 Gr.
Couleur de la coquille : blanc teinté
Diamètre des bagues : coq : 20mm ; poule : 18 mm

Ces volailles ont en général un caractère calme et docile. Seul le plumage noir est reconnu, il est facile a entretenir. La ponte semble moyenne et la poule est assez bonne couveuse. Cette race est plutôt rare actuellement, mais elle se développe grâce à l’action de quelques éleveurs décidés. Les volailles présentées en exposition sont parfois loin d’être parfaites. Certains éleveurs n’hésitent pas en effet à présenter de mauvaises Orpington ou Australorp noires qu’ils baptisent Noire de Challans.
(extraits de au-coeur-de-la-nature.asso.fr; photos du CRAPAL)

la poule Cochin

Becs et Plumes, dossier spécial coup de coeur par Peter

La poule Cochin

Cette race de poule est originaire du sud de la Chine (mais pas de Cochinchine comme son nom pourrait le laisser supposer).

Au départ cette poule est appelée poule de Changhaï par les ornithologues, en référence au port chinois qui l’exportait en Europe et d’abord en Angleterre et en France. Les Anglais l’importent autour de 1845 via les Indes britanniques, comme les américains le font avec la Brahma. En France, c’est le vice-amiral Cécil qui l’importe à Macao en 1846, à partir du Kouang-Toung et qui fait expédier six poules et deux coqs au ministre de la guerre français de l’époque. Ces volailles sont dénommées alors poules de Cochinchine ou cochinchinoises. Le ministre offre un coq et trois poules au muséum d’Histoire naturelle de Paris, laissant les autres aux vice-amiral Cécil.

La reine Victoria est immédiatement fascinée par ces volailles. La société royale de Dublin les expose et elle est réclamée par des éleveurs, puis exposée aux États-Unis qui la sélectionnent pour un plumage de plus en plus volumineux et doux. Depuis lors cette race s’est imposée comme une race ornementale.
Remarquable de par son volume : c’est en effet une des races existantes les plus grosses, avec un poids avoisinant les cinq kilogrammes pour les coqs adultes. Des tarses jaunes et très emplumés sont les caractéristiques de cette volaille au plumage abondant.
Sa ponte est médiocre et la chair n’est pas en quantité. En revanche, ces poules sont de bonnes couveuses. Cette race est plus ornementale que productive. Elle est d’un caractère particulièrement calme et facile à élever.

Elle est homologuée en France en : fauve, noire, perdrix maillé doré, blanche, coucou, bleue, noir caillouté blanc.
La Cochin existe aussi en : doré liseré noir, argenté liseré noir, perdrix argenté, bleu perdrix maillé doré, toutes ces couleurs ne sont pas homologuées.
Elle existe aussi en frisé dans les coloris les plus courants mais n’est pas homologuée.

Standard
Masse idéale : coq : 4 à 5,5 kg et plus ; poule : 3,5 à 4,5 kg
Crête : simple
Oreillons : rouges
Couleur des yeux : rouge-orangé / brun / foncé / miel
Couleur des Tarses : jaune
Variétés de plumage : fauve, noir, perdrix maillé doré, blanc, coucou, bleu, noir caillouté blanc
Œufs à couver : min. 55g, coquille brun-jaune
Diamètre des bagues : coq : 27mm ; poule : 24mm

Il n’existe pas de race naine contrairement aux dires des pays étrangers à la France : ce qu’ils appellent « cochin naine » est en réalité la Pékin.


Source: Wikipedia

la poule Charollaise

Becs et Plumes , dossier spécial races rares, par Peter

La poule Charollaise

…..Une race récente et peu répandue,
c’est une volaille originaire de la région de Charolles, en Saône et Loire

Dans l’excellent ouvrage de 2006 écrit par Jean-Claude Périquet ; « Coqs et poules les
races françaises » ce dernier nous indique que le standard de la Charollaise a été
officiellement établi en 1964 par M. Edouard Perret.
Cependant sa sélection débute dans les années 1950. Outre M. Perret, Mme Lapray et M.Guill
de Charolles peuvent être considérés comme les pionniers de cette race. En 1963 elle est
exposée au Salon de Paris et son standard est officiellement homologué en 1966.
Comme de nombreuses races françaises, la Charollaise connaît un petit « passage à vide ».
Malgré des efforts considérables, elle est considérée comme une race peu répandue ce qui est regrettable vu ses nombreuses qualités.

Selon Edouard Perret, la Charollaise est une « simple » sélection de volailles blanches de la région, Toujours selon ce dernier, les éleveurs suisses se seraient servi de la Charollaise pour « faire » la poule suisse alors éteinte (Le standard européen nous dit que la poule suisse a été créée vers 1905 à partir d’Orpington et de Wyandotte blanches).
En retour des choses, c’est dans les années 1976, M. Touillon se procure auprès de Paul Perrotet, un parquet de poule suisse afin de régénérer et d’améliorer la Charollaise… Puis c’est au tour de Maurice Froidevaux de tenter dans les années 1980, de la sélectionner et de la diffuser, notamment dans sa région d’origine. Il utilisera pour ce faire, un croisement entre la Wyandotte blanche et… la poule suisse !
De nos jours, cette dernière connaît un bel essor en terres helvétiques, qu’en est-il de la Charollaise dans son pays?
Pour connaître les éleveurs françaises, rendez-vous sur le site de volaille-poultry.

Volaille de taille moyenne à la forme caractéristique la Charollaise peut être considérée comme une poule à deux fins. On demande à cette volaille au plumage blanc pur, des œufs à coquille
blanche teintée de 60 grammes. La masse du coq est de 3,5 kg et 2,5 kg pour la poule. Des sujets trop sveltes se verraient disqualifiés !
Le coq avec sa poitrine proéminente, profonde et carrée, présente une forme caractéristique. Ce dernier est d’ailleurs tout en largeur tant au niveau du tronc que des épaules. Le dos est plat et horizontal, pas de sujets au dos incliné. La queue, de grandeur moyenne, est portée à environ 45° chez le coq.
Chez la poule, la queue est plutôt petite, fermée et légèrement relevée. On recherche chez la Charollaise un plumage serré, un plumage mou (par exemple l’Orpington) est à punir. Les cuisses sont saillantes, fortes et longues, là encore des traces de bouffant seraient synonymes de disqualifications! Les tarses sont dénudés et de couleur chair.

un grand merci à nos amis suisse pour ce joli article (www.volailles-francaises.ch)

la poule Caumont

Becs et Plumes, dossier spécial poules rares

La poule Caumont
(Gélinotte de Caumont)

Historique :

Une autre poule dit « normande » est la poule Caumont. Originaire de Caumont l’Eventé, une petite ville dans le Calvados.

La Caumont est une volaille rustique, bien adaptée au climat humide de la Normandie.

C’est une poule d’herbage, très à l’aise pour chercher seule sa nourriture. De corpulence robuste,
elle possède néanmoins une ossature légère garante d’une chair fine et savoureuse, rivalisant
sur ce point avec des races réputées comme la La Flèche, la Crèvecoeur, la Houdan, la Bresse
et la poule du Mans.

Il est très difficile de parler du vrai age de la race, par contre il est connu, que le standard de la race « Caumont » à été fixé dans les années 1913 par le Caumont-Club.
Probablement issue des croisements entre Bresse-Gauloise noir et la Crèvecoeur,  ses ancêtres ont bien marqué la race, c’est encore visible aujourd’hui.
Il faut bien dire que la Caumont revient de loin. En effet, après avoir beaucoup souffert suite à la seconde guerre mondiale, la Caumont selon la SCAF (Société Centrale d’Aviculture de France) était en 1977, considérée comme éteinte.
Cependant, en 1982, M. Jean-Claude Périquet entreprit de lui donner un nouveau souffle.
Pour ce faire, il utilisa un coq Crèvecoeur, race souvent comparée à la Caumont (alors que
leurs caractéristiques raciales au niveau de la tête sont totalement différentes…), qu’il
accoupla à des Gauloises noires. Il obtint en première génération des sujets à crête
intermédiaire et un coq du type Augsburger (une Caumont sans huppe). Puis il accoupla ce
coq Augsburger à des poules à crête intermédiaire, possédant également huppe et barbe. Il
toucha au but en deuxième génération. En effet, il obtint parmi des sujets hétéroclites, des
Caumonts et des Pavilly.

Descriptif

Depuis 1913 le standard est pratiquement pareil. La Caumont est une poule assez forte, fière et élégante. Son corps est cylindrique et montre une certain ressemblance avec la Courte patte. Son dos est incliné vers l’arrière comme chez sa cousine la Cotentine. Très médiocre couveuse, elle est en revanche bonne pondeuse, pouvant produire jusqu’à 170 oeufs blancs par an,
La Caumont a un plumage serré, noir à reflets verts, les oreillons elliptiques et blanc montrent encore la parenté avec la Bresse-gauloise. Les tarses sont gris plomb, les ongles blanc ne sont pas acceptés. La face rouge, l’iris orange foncé. Son poids est d’environ 3,300 kg.

voici un très bon exemple du standard:

volaille fier au corps cylindrique avec une ligne de dos descendante ;
plumage serré noire à reflets verts ; crête en forme de couronne,
iris orangé, tarses gris plomb, poids 3.3 kg

Il existent pas mal de poules noires qui se ressemblent, mais la caractéristique de la Caumont, qui est même unique, c’est sa crête. On parle de « couronne « ou « gobelet » pour décrire la forme, suivie par une petit huppe qui retombe vers l’arrière.

Les éleveurs expérimentés disent:
La difficulté de la race ne tient pas à la huppe, mais à la crête, car celle-ci a souvent tendance de montrer des défauts : si elle est simple à l’avant et ne se divise qu’après la deuxième dents, ou plus loin, c’est un défaut qui entrain à la disqualification. Lors du dernier championnat de France 2009 du club pour la sauvegarde des races avicoles normandes, 7 Caumont ont été présentées (4 coqs et 3 poules)par 4 éleveurs différents dont un Suisse…
La Caumont est connu que en noire , mais il est possible de créer une autre couleur sans trop de difficultés.

Quelques chiffres:

Masse idéale du coq 3 kg, de la poule 2,5kg.
Les œufs sont blancs et pèsent entre 60 gr et 70 gr.
Les bagues 20 mm pour le coq et 18 mm pour la poule.

pour le plaisir des yeux:

un grand merci pour les photos à http://www.volailles-francaises.ch/ et à notre membre rizade

Peter pour Becs et Plumes

la poule de Caux

Becs et Plumes , dossier spécial poules rares

La Poule de Caux

à noter:

Disparue au cours du XXe siècle, elle est actuellement en cours de reconstitution et d’homologation. »

source Wikipédia.

a description de la race, comme elle est décrite dans
la Monographie de races de Poules écrit par La Perre de Roo et publier en 1882
un livre issu d’un travail immense sur les volailles.

La poule de Caux est très estimée dans le pays et ce sont les oeufs de ces poules qu’on
exporte le plus à l’étranger.
Son plumage et d’un noir brillant d’un bout à l’autre. Elle a la tête petite, la crête simple,
droite, finement dentelée, assez grande proportionnellement à sa taille; les oreillons blancs,
bordés d’un liseré bleuâtre, les pattes bleues, nues, et quatre doigts à chaque patte.

Le coq a la crête simple, grande, uniformément dentelée, d’un rouge vermillon,
ainsi que les barbillons qui sont bien arrondis.
la poule est excellente pondeuse et d’une grande rusticité; mais elle a peu de propension à la
couvaison et couve mal.
l’élevage des poussins se fait sans soins particuliers; ils sont nourris en Normandie de
pain trempé dans du cidre pendant la première quinzaine. Après cet âge, les poussins sont mis
au même régime que les adultes: petit blé, sarrasin ou orge.
Dans les premiers semaines de leur naissance les poussins sont maculés de blanc,
mais vers trois ou quatre mois ils deviennent noirs.
** fin de description.

La poule de Caux n’est malheureusement plus dans le standard des poules françaises et pourtant , à mon avis, elle est encore existante dans pas mal de poulaillers normands. Peut être considérée comme simple poule noire, avec des origines « eh ben, c’est mon voisin qui me l’a donné. »

J’espère que notre petit dossier sur cette poule aidera de montrer l’importance de la sauvegarde des races locales des poules.

Très populaire en 1882, aujourd’hui la poule de Caux n’a plus sa place parmi des poules normandes ni françaises.

merci à tout les éleveurs de poules de race, ce sont les petits élevages , les garants pour la sauvegarde des races.

Peter pour Becs et Plumes

la poule Cotentine

Becs et Plumes, dossier spécial poules rares

La poule Cotentine

Historique :

Originaire de la presqu’île du Cotentin et de la Normandie. elle fait en effet partie des poules dites de races anciennes et elle a probablement des origines liées au groupe ‘Néerlando-normand » qui est un groupe de poules noires dans lesquelles on trouve ses cousines de races normandes (Le Merlerault, Gournay, Caumont, Crévecoeur, Pavilly) avec d’autres poules de couleur noire qui existent en France depuis des temps immémoriaux.
Cependant, elle a l’oreillon rouge et non blanc ce qui laisse supposer qu’elle a été croisée. Mais on est loin d’en être certain. Quoiqu’il en soit, son standard actuel a été fixé en 1925 par la société d’aviculture de Cherbourg et du Cotentin, qui entreprit une sélection de longue haleine.

Descriptif

C’est une poule de type fermier, élégante et fière, de taille moyenne,
Son corps est bien proportionné, légèrement incliné vers l’arrière. La poitrine doit être large, portée relevée et proéminente, l’abdomen bien développé.
Le dos est droit et large aux épaules. La queue est bien développée avec des faucilles longues, larges et bien recourbées. Les lancettes des reins doivent être abondantes. Les faucilles et lancettes qui sont d’un noir profond ont des reflets qui passent de bleu ardoise à bleu vert qui donnent un charme particulier à sa couleur surtout lorsque le soleil fait briller son plumage.
Une queue pauvre en faucilles est un défaut grave.
La crête de la poule est petite et droite. Celle du coq a un lobe légèrement détaché de la nuque. Les yeux sont à iris jaune doré.
La face est dénudée et rouge. Sa texture est fine. Les tarses sont de longueur moyenne et de couleur gris de plomb.
Le coq a un port altier et fier. Lorsqu’il se déploie pour lancer son chant qui est fort et puissant, son allure est majestueuse. Il est très protecteur envers ses poules et ne supporte pas le partage.
Le poids du coq est entre 3 et 3,5 kilos et la poule entre 2 et 2,5 kilos
.Les œufs de couleur blanche pèsent 65 g.

La Cotentine n’existe qu’en une seule variété : la noire
Diamètre des bagues : Coq : 20mm Poule : 18mm

Qualités :

C’est une véritable volaille de terroir de type fermier à deux fins. Elle tombe rarement malade. Il faut lui conserver cette qualité et ne pas faire reproduire les animaux chétifs.
La sélection doit aussi s’opérer dans deux autres directions : gardez uniquement les poules qui pondent plus de 120 œufs par an au moins.
Faîtes porter votre sélection sur l’excellence de la chair. Ne garder comme reproducteurs que ceux qui ont donné des descendants dont la chair est de qualité.
Si on sélectionne les races françaises en conservant la qualité de la chair avec des goûts différents selon les races, alors elles pourront retrouver le chemin des bons restaurants et des bonnes tables.
C’est une volaille qui actuellement reste rare.

Ce petit coq, une fois grandit fera son possible pour la sauvegarde de sa race et, ….. pourquoi pas dans votre poulailler ?

un grand merci à tous les éleveurs, petits ou grands, ovins ou ânes et spécialement aux aviculteurs, qui avec leur travail assurent la richesse culturelle du Cotentin.

nous remercions « Coline50 » pour les magnifiques photos de la poule Cotentine. photo

Peter, pour Becs et Plumes

la Coucou de Malines

Becs et Plumes, dossier spécial coup de coeur par Peter

La Coucou de Malines

La poule coucou de Malines est sans contredit la volaille de rapport la plus importante en Belgique : elle est à peu près seule productrice des poulets engraissés dits  » de Bruxelles « . Après celle-ci vient la poule de Braekel productrice des oeufs et des poulets de grain.

C’est une volaille de chair qui vit le jour vers 1850 dans la région de Malines. (Belgique)

Des poules indigènes au plumage cou-cou étaient croisées avec des poules pattues, venant de l’Asie. Cet mariage donnera des sujets grande taille, charpenté et la chair fine des poules indigènes.
C’est ainsi on arriva d’avoir de tendres et gros poulets , qui avaient les qualités des meilleurs chapons d’antan.

Un quart de siècle plus tard, la Malines envahit le marché bruxellois sous la dénomination « Poulet de Bruxelles ». Sa renommée dépassa les frontières de la Belgique.
Au début de son élevage, l’importance et but était de produire un poulet avec plus de chair possible dans peu de temps. Le plumage et sa couleur était sans importance du tout.
Dans les années 1890 les amateurs de la race ont commencés de pratiquer les premiers sélections de cette race en type et en couleur.
Le 15 juin 1898 fut reconnu le premier standard officiel.

Oeufs à couver.- 65 grammes ; coquille de couleur brune.
Poids
Coq : 5 kg ou plus ; poule : 4 kg ou plus.

Description:
Oiseau massif, fort, large, volumineux, de grande taille, au dos long et horizontal ; poitrine bien descendue ; queue courte, portée presque à l’horizontale ; tarses de longueur moyenne et bien écartés.
Grosse volaille productrice de chair blanche très fine. Précoce, elle peut être engraissée vers l’âge de 3 mois pour donner de gros poulets tendres.
Familière, elle peut être tenue sur un parcours restreint .La poule est bonne pondeuse d’automne et d’hiver.

La Maline « tète de dindon » est une sous race des coucou de Malines.

Vers la fin du XIXe siècle, on est parvenu à la suite d’une demande du marché allemand, en croisant la Malines avec des Combattants Brugeois à la rendre plus lourde encore. Le produit de ce croisement fut la Malines à tête de dindon. La tête de cette volaille géante semblait en effet à celle du dindon

Peter, pour Becs et Plumes