Archives de Catégorie: Oies

l’oie frisée du Danube

Becs et Plumes, dossier spécial races rares par Peter

L’oie frisée du Danube
(ungarische Lockengans)

L’origine de cette palmipède au look jolie, est le sud-est de l’Europe bords du Danube, de la mer Noire, Hongrie et Crimée, elle est parfois nommée oie de Sébastopol.

L’apparition de cette race est due à une mutation des plumes qui, sauf celles de la poitrine et du cou, sont devenues frisées. Lors de la guerre de Crimée (1854-1856), les alliés franco- anglais importèrent dans leurs pays cette curieuse oie frisée. Chez nous, elle fut présentée pour la première fois à l’exposition universelle de 1889, mais elle reste rare en raison de son élevage délicat.

C’est essentiellement une oie d’agrément, pas une oie de production. Il est logique que, quand on élève un animal pour son aspect extérieur, ici les plumes frisées, la sélection au point de vue de la production soit négligée. La femelle n’est pas une grande pondeuse.

Les oeufs pèsent 120 g, c’est une oie blanche de masse moyenne (jars : 5 à 6 kg ; oie : 4,5 à 5 kg).

L’oie frisée du Danube ne peut pas rester trop long temps sur l’eau, parce que ses plumes frisées se remplissent de l’eau. Par contre comme beaucoup de ses confrères, l’oie est très attentive et bon gardien.

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l’oie blanche du Bourbonnais

Becs et Plumes,dossier spécial race rare par Peter

L’oie Blanche du Bourbonnais

Comme son nom l’indique, elle est originaire du Bourbonnais, qui se trouve dans la région de l’Allier, avec Moulins pour centre.

Cette région possède une grande réputation avicole et compte une race de poule, la
Bourbonnaise, une race se canard, le Blanc de l’Allier, et une race d’oie blanche,
l’Oie du Bourbonnais.

La Bourbonnaise est un palmipède robuste, massif, au corps harmonieux, aux pattes fortes et assez longues, indice d’une aptitude bien développée à la marche. Son port est redressé, son allure fière et élégante, une race destinée à la production de la chair.
L’oie du Bourbonnais est précoce et peu être abattue à trois mois déjà pour fournir un rôti intéressant. Toutefois, mieux vaut la garder six ou sept mois pour que la chair soit bien ferme. Dans son pays d’origine, elle est parfois utilisée pour le gavage, surtout par des producteurs alsaciens et du Sud-Ouest qui viennent acheter des Bourbonnaises dans l’ Allier. Dans la production locale traditionnelle, l’Oie du Bourbonnais était terminée avec un mélange de céréales et de lait écrémé, que l’on fourrageait trois semaines environ avant l’abattage.
Certains auteurs prétendent que la chair de la Bourbonnaises est inférieure en qualité à celle de l’oie Normande ou de la Guinée. D’autres la portent aux nues en attribuant la qualité hors pair de sa chair aux conditions idéales (sol, climat) régnant dans sa région d’origine, mais comme toujours …. les gouts et les couleurs…

C’est une oie de bonne taille puisque le jars pèse de 9 à 10 kg et l’oie de 7 à 8 kg. Elle est rustique, précoce et assez prolifique, active, massive, trapue. Pondeuse correcte, l’oie couve bien si on lui laisse les oeufs.
Ces derniers ont une coquille blanche et pèsent 160 g. Cette race est surtout destinée à fournir des sujets à rôtir de bonne taille, mais on peut l’engraisser avec profit.
Elle est une oie massive, trapue, mais
sans lourdeur. Sa tête est forte, plutôt allongée, sans huppe. Il faut éliminer les sujets
ayant de la bavette. Le bec est fort à sa racine et relativement long. Sa mandibule
inférieure est horizontale. Sa couleur orange avec des nuances plus ou moins rosées et
une extrémité un peu plus clair. Il doit être le moins jaune possible. Le cou est assez
long (environ la moitié de la hauteur totale de l’oiseau). La peau est d’un blanc rosé.
Comme chez toutes les oies blanches, l’iris est bleu.
La poitrine est large, ronde de toute parts, sans quille. Les dos est large, allongé et
incliné vers l’arrière. Le ventre ne doit pas ête traînant. Les ailes fortes doivent bien
plaquer au corps, sans se croiser. La queue est portée plus horizontalement, formant
un léger angle avec la ligne du dos. Les cuisses sont fortes, bien dissimulées dans les
plumes des flancs. Un léger fanon double est toléré, ce qui se comprend, vu le gabarit
imposant de cette race. Les tarses sont de couleur rouge orangé tirant sur le rose et
assez dégagés; rappelons que l’oie du Bourbonnais se caractérise aussi par sa mobilité,
raison qui fait que l’articulation entre le tibia et les tarses doit rester visible.
Le plumage est blanc pur, brillant, bien plaqué et riche en duvet de fine structure. Il
faut écarter les teintes jaune ou grise.
L’oie blanche du Bourbonnais fait aujourd’hui parti des races rares.
Source:  volaille poultry et www.volailles-francaises.ch

l’oie d’Alsace

Becs et Plumes, dossier spécial races rare par Peter

l’Oie d’Alsace

Originaire des petites vallées de l’Alsace ; c’est une petite oie de 4 à 4,5 kg, assez basse sur pattes et assez large.

Depuis 1880, l’Oie d’Alsace fût surtout élevée pour produire le fameux foie gras Alsacien. La demande ne suffisant pas, les professionnels du foie gras durent chercher d’autres races et surtout d’autres producteurs au delà de la région Alsacienne. A l’origine elle a été sélectionnée en Basse-Alsace, dans les vallées pré-vosgiennes, de l’Il, de la Zorn, de la Bruche, de la Sauer et de la Moder où on en faisait également un élevage intensif et familial. L’Oie d’Alsace ne fût reconnue comme race pure que 40 ans après les premières apparitions en 1920.

Première apparition vers 1880, reconnue comme race pure en 1920.
En voie de disparition vers 1960 l’Union des Aviculteurs du Bas-Rhin la prend en charge avec les stations d’élevage.
Au seuil de l’an 2000, nouvelle ampleur suite au travail avec ardeur du Poule et Oie d’Alsace Club de France pour sauvegarder l’Oie d’Alsace dans ses trois variétés ; la grise, la blanche et la panachée.
La principale variété est la Grise, couleur de l’oie Cendrée sauvage.

Le bec est rouge pâle, les tarses chair à jaune suivant l’âge et les yeux bruns.  L’oie d’alsace est très attachant et facile à élever, sans trop de grains car elle aime la verdure.
C’est une bonne couveuse et mère.

Poids d’oeuf 120g min, coquille blanche,
taille des bagues 22 pour les deux

Les foies gras se Strasbourg ont fait la réputation de cette oie.

l’oie grise du marais Poitevin

Becs et Plumes, dossier spécial races rares par Peter

L’oie grise du marais Poitevin

Les marais de l’ouest du Poitou ont toujours été une région propice à l’élevage des oies. Celles-ci y disposaient de liberté, d’espace, d’eau et de verdure à volonté, et beaucoup d’habitants du Poiré-sur-Velluire, de La Taillée, Nalliers, Vouillé menaient leur troupeau sur le terrain communal. Chaque foyer jouissait du droit de faire pâturer un  » fût « , c’est-à-dire 9 oies et 2 jars, plus les jeunes.

Après la Seconde Guerre mondiale, il y avait au Poiré-sur-Velluire, par exemple, un terrain communal de 247 hectares et 15 éleveurs d’oies, soit un cheptel de 1 400 sujets ; cela représentait un revenu non négligeable pour les éleveurs qui vendaient la viande (oie à rôtir), les plumes et le duvet. En 1992, sur cette commune, ne subsistaient que 2 éleveurs !
Aussi le Parc interrégional du Marais poitevin entreprit dès 1992 une action de conservation de cette population en collectant chez les éleveurs les individus les plus représentatifs. Une sélection a été opérée afin de garder les sujets correspond aux critères. Depuis 1996 la vente des reproducteurs a commencé, et en 1998 le parc disposait de 150 individus de qualité homogène au sein d’un conservatoire.

Actuellement, l’Oie Grise du Marais Poitevin n’a pas de standard spécifique homologué. Cependant, certains caractères spécifiques sont importants à prendre en compte dans la sélection.
Son allure, assez vive, dénote un caractère de vigilance, propre aux espèces sauvages et aux espèces domestiquées qui ont une très grande propension à faire respecter leur territoire. Sur le « qui vive », le mâle allonge le cou en le maintenant très droit, le bec vers le ciel. Sur la « défensive », il l’allonge en le maintenant très droit, parallèle au sol à environ 25/30 cm.
En position d’attaque, après une série d’avertissements (corps un peu décalé sur le côté, à l’exception du cou et de la tête toujours face à l’agresseur – sifflements et chuintements) il lance plusieurs cris : « abng ! abng ! abng ! », tout en venant pincer l’agresseur.
Le corps, assez lourd à l’arrière des cuisses, donne l’impression d’un postérieur un peu pesant. Les mâles plus grands que les femelles mesurent 70 cm de long et présentent une envergure de 160 cm. Ils pèsent entre 4 & 5 kg alors que les femelles n’atteignent que 4 à 4,5 kg.

La tête, forte, présente avec le cou, les caractéristiques du « brouteur d’herbe ». Le cou, assez court (25 à 32 cm), est orné de plumes grises formant des rangées qui ont l’aspect de stries ou de sillons. la partie supérieure dorsale est plus sombre sans excès, la partie inférieure ventrale est claire. Le cou d’une oie adulte ressemble à une serviette que l’on aurait essorée à la main. Cet aspect est moins marqué chez le jeune. Le Cercle orbital est rose, les yeux gris.
Le bec est gros, puissant et profilé en forme de coing avec parfois un étroit anneau de plumes blanches à la base ; de couleur rose, il est bordé d’un liseré blanc. L’onglet, partie renflée de l’extrémité supérieur du bec, est blanchâtre. Les narines, légèrement arquées à droites, sont ouvertes.
On remarque un liseré blanc sur le flanc. Les plumes du manteau ont une extrémité droite comme si elles avaient été coupées. Les plumes, dont le bord est blanchâtre, forment des lignes régulières sur toute la partie supérieure de l’oiseau ; chez le jeune, ces plumes sont plus étroites avec une pointe un peu arrondie et un liseré clair moins marqué, le dessin en résultant devient plus ondulant et flou. Les mêmes observations sont valables sur les plumes scapulaires et les plumes alaires. Les plumes claires des ailes sont grises, les mains grises, le manteau gris clair.
Chez l’oie adulte (mâle et femelle), le ventre est tacheté de points noirs en nombre restreint (10 maximum). Les sujets non pubertés ne présentent pas cette caractéristique. La queue, au plumage blanc dégradé, est fermée, courte, droite et presque horizontale. Le croupion est blanc et les pattes roses.
Les onglets et des ongles se caractérisent également par la couleur blanche. Les ongles sont légèrement courbés. On note que les onglets pâles sont majoritaires dans la population, mais le caractère « onglet noir et ongles noirs » pourrait servir de base à un standard différencié. Le diamètre des bagues est de 24 mm Quelques défauts ont été observés chez l’Oie Grise : début de caroncule, panouille, plumes blanches au bout des ailes, croisement des ailes sur le dos en position repos, tarses trop jaune orangé, blanc sous le bec (extrait de la journée technique menée par le juge avicole Marylène Le Goff, 16 février 2002).

On peut relever les défauts rédhibitoires suivants :
tête trop massive, trop petite et trop pointue
bec trop court ou tuber-culé
œil bleu
présence d’une huppe
cou court ou trop long, en col de cygne
plumes très foncées, ventralement sous le cou
liseré blanc autour du bec très haut, débordant avec sous ou sans mouchetons
fanons ou ailes tombants
plumes très foncées ventralement ou présence de tâches blanches
mains blanches
queue verticale ou de travers
manteau trop clair, trop foncé
liseré ou plumes au dessin très irrégulier

L’Oie Grise présente les performances suivantes :
ponte 15 à 35 œufs
maximum de production : 7 ans
incubation des œufs : 29/30 jours
coquilles assez dures
petits : bruns au-dessus du corps, teintés de jaune et le ventre jaune foncé

Un recensement en 2009 avait comme resultat qu’il existe une vingtaine d’élevages sur lesquels environ 150 Oies Grises du Marais Poitevin ont été recensées à ce jour. Une soixantaine de jeunes sont nés en 2009

sources, volaille-poultry et CREGENE

Peter pour Becs et Plumes

l’oie de Toulouse

Becs et plumes, dossier spécial par Peter

L’oie de Toulouse

L’oie de Toulouse est une race d’oie domestique originaire près de Toulouse, France. Il est un grand oiseau, avec un poids allant jusqu’à 9 kg et connu pour son aspect lourd et de grandes hampes. La race de couleur grise d’origine est très ancienne et le nom remonte aussi loin que 1555. La race a été introduit au Royaume-Uni par Lord Derby en 1840, qui a importé certains d’entre eux à l’Angleterre, et à partir de ce point, les Toulouse française ont été utilisés comme reproducteurs avec la conséquence que d’ici 1894, les éleveurs anglais avait produit un oiseau massif, plus massif encore que ses confrères et sœurs en France, son pays d’origine.

L’oiseau a généralement un caractère placide, avec pour conséquence qu’il ne prospère pas dans les troupeaux de races mixtes. Oies plus agressifs vont grandement déranger les oies de Toulouse, les mettre hors tension accouplement et chasser même des mangeoires. Ce sont des oiseaux très domestiqués, facilement déconcertés par des races plus actifs. Ils n’ont pas besoin d’un étang. Cependant, étant sauvagine, ils aiment se baigner et jouer dans l’eau et seront aussi s’accoupler dans l’eau. Ils ne sont pas grands vagabonds, préférant rester près de chez eux, ce qui les rend idéales pour un grand jardin ou un verger, où ils vont prospérer.

L’oie de Toulouse est la race la plus utilisée pour la production de foie gras. La race est un assez bon producteur d’oeufs, pas trop différente d’autres races d’oei.. Ils ont rarement des problèmes de production des oeufs fertiles, bien que des problèmes peuvent survenir lors de conditions météorologiques extrêmes en hiver et au printemps, comme c’est le cas avec la plupart des races. En moyenne, l’oie de Toulouse pond entre 20-40 d’oeufs par an.

Sur le site de volaille poultry vous pouvez lire:
L’oie de Toulouse à bavette
Comme son nom l’indique, cette race est originaire du sud-ouest de la France, mais pour être honnête il faut dire qu’elle a été façonnée dans sa forme actuelle par les éleveurs anglais.
C’est un oiseau de taille énorme, à la carrure épaisse et massive, à l’attitude fière ; cou fort ; tête large et courte avec bavette ; panouille double fermée à l’arrière et touchant le sol.
Son plumage est abondant, fort, serré sur les régions supérieures du corps, mais très épais, plus lâche et plus doux dans les parties basses, bouffant aux cuisses et au croupion.
Le jars pèse de 9 à 10 kg et l’oie de 8 à 9 kg. Les oeufs à couver doivent peser 160 g minimum.
L’oie de Toulouse sans bavette
Oie sans bavette, un peu plus légère, à la silhouette élégante, aux taille et forme plus fines que le type à bavette (Jars : 8 à10 kg ; oie : 6 à 8 kg). Le volume n’exclut ni la sveltesse des formes ni l’agilité dans la démarche. Son plumage est abondant, serré, mais moins épais sur le croupion et les cuisses que sur le dos et la poitrine.
Ce type sans bavette est plus productif que le précédent et est prioritairement utilisé pour l’obtention des foies gras dans le Sud-Ouest.

À noter :
L’oie de Toulouse est, sans contestation possible, l’oie française la plus connue à l’étranger, mais c’est principalement sa variété  » à bavette  » qui est sélectionnée. Celle-ci est aussi dénommée oie de Toulouse type industriel tandis que la variété  » sans bavette  » est appelée type agricole.

Le Standard
« Type Industriel »

Aspect
Rectangulaire, imposant, volumineux, lourd
Poids
Jars : 12 Kg / Oie : 7-10 Kg
Tête
Forte et massive en forme d’anse de sceau
Oeil
avec filet oculaire rouge
Bec
Très épais à la base, de couleur orange
Cou
Moyenne longueur, très gros
Ailes
Larges. Elles ne dépassent pas le bout de la queue et jamais traînante ni croisées sur les reins
Poitrine
Large avec un fanon thoracique (panouille)
Pattes
Fortes, larges, de couleur orangé
Tarses
gros et courts
Couleur
Brun foncé avec des marques grises et le ventre blanc

« Type agricole »

Aspect
Ovaloïde, imposant, volumineux, lourd
Poids
Jars : 8-10 Kg / Oie : 6 Kg
Tête
Forte mais élégante
Oeil
Châtain très foncé avec filet oculaire rouge
Bec
Assez fort, très long de couleur orange-rose
Cou
Moyenne longueur, très gros
Ailes
Larges. Elles ne dépassent pas le bout de la queue et jamais traînantes ni croisées sur les reins
Poitrine
Large et profonde,sans ‘’panouille’’
Pattes
Fortes, larges, de couleur orangée
Tarses
Gros et long
Couleur
Brun foncé avec des marques grises et le ventre blanc

L’oie de Toulouse « type industriel », la plus représentative et la plus lourde, est presque essentiellement élevée par des non professionnels dont l’objectif n’est pas la rentabilité financière, mais la sélection sur le phénotype. Caractérisée par sa capacité à fournir des foies énormes, elle a le défaut d’être moins féconde (pas plus de 20 oeufs par an). Les sujets de ‘’type agricole’’ sont plus rustiques, la ponte et le taux de fécondité sont également nettement supérieurs.
Source:Conservatoire du patrimoine biologique régional


Pour les amateurs des anecdotes, une petit histoire vraie:

Oies avec leur vue exceptionnelle et large champ de vision, combinée avec leurs voix stridentes, font d’excellents gardes contre l’approche des étrangers ou des prédateurs parce que il est pratiquement impossible pour des étrangers étrangers de les calmer le bruit.
Ceci a été démontré en 390 avant J.-C., lorsque Rome a été attaqué par les troupes gauloises. C’était la vigilance des oies sacrées logés dans le temple du fort de la ville qui a permis aux défenseurs de se réveiller à temps pour résister à l’attaque de l’ennemi .
Aujourd’hui, dans les hautes Andes, Asie du Sud et de nombreux autres endroits, oies remplacent les chiens de garde. En Europe, ils sont encore utilisés pour garder les entrepôts de whisky (ex: Ballantines) et les installations militaires sensibles (National Research Council, 1991).

Peter pour Becs et Plumes

l’oie Normande

Becs et Plumes, dossier spécial, les perles de la basse-cour

L’oie Normande

L’oie normande est une race bien typique de la Normandie, dans les légendes populaires elle est appelée l’oie aux yeux bleus.

Rustique, facile à élever, elle aime la vie au grand air. Il y à pas long temps , son existence était menacée de disparition, mais heureusement aujourd’hui, l’oie Normande est de retour dans les fermes de son pays natale.
A l’origine, l’oie Normande était surtout répandue dans la Manche, puis elle a conquis le reste de la Normandie grâce à sa chair dense et exquise.

C’est encore au début du XXe siècle, les oies Normande partaient vers l’Angleterre en nombre impressionnant, destination « Christmas Dinner » (repas de Noël).

Comme beaucoup de ses cousins, l’oie Normande est une oie ,d’herbage. Les pommes qui tombent des pommiers, sont un régale culinaire pour les oies et facilitent leur finition. C’est une raison de plus pour son élevage, surtout si un verger est disponible.

D’allure élégante, l’oie Normande est auto-sexable dès la naissance , le mâle est blanc immaculé,alors que la femelle est grise & blanche
La production d’Oie Normande est saisonnière, la période de ponte ne dure que 3 mois, de mars à fin mai. Elles sont prêtes à consommer au moment des fêtes de fin d’année.

Très rustique l’oie Normande est peu sensible aux maladies, la plupart des problèmes surgissent d’une mauvaise alimentation ou d’un manque d’hygiène.
Une fois que l’oison a passé les trois première semaines il n’y a plus de problèmes majeurs pour sa croissance.
La durée de vie moyenne d’un reproducteur (jar) est de 4 ou 5 ans, pour l’oie on compte une durée de vie entre 7 et 8 ans.

Volaille à rôtir ou à braiser, l’oie Normande, est plus petite et bien moins grasse que ses cousines toulousaines ou alsaciennes. L’oie Normande fournit, du fait de sa grande consommation d’herbe, des rôtis peu gras. Ce n’est donc pas une oie de production de foie gras, elle constitue plutôt une volaille à rôtir (2.5 à 2.8 kg prêts à cuire). Sa chair est excellente, une qualité qui invite aussi de la déguster en terrine.

merci à Daniel pour les images

une recette simple mais très bon pour vous régaler au coin cuisine

Peter pour Becs et Plumes

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