Archives de Catégorie: Lapins

le lapin Géant papillon français

Becs et Plumes, dossier spécial par Peter

le lapin Géant papillon français

Le géant papillon français est une race de lapin française, issue de diverses races de lapins panachés européennes. Il se caractérise par une robe blanche avec les oreilles et le tour des yeux colorés, ainsi qu’une raie dorsale, des taches sur les hanches et une tache caractéristique sur le nez en forme de papillon. Chaque éleveur veille à ce que le panachage réponde le mieux aux critères de la race.
Ce lapin a fait l’objet au cours du XXe siècle d’une sélection sur la taille. Il fait aujourd’hui partie des races dites géantes, et est également réputé pour sa prolificité et la qualité de sa chair. Ses effectifs sont stables.

Les ancêtres du lapin géant papillon français sont des lapins tachetés que l’on rencontre depuis de longues années dans divers pays européens, et notamment en Allemagne, en Belgique et en France. Les lapins tachetés étaient très populaires dans les campagnes de ces pays. On les appelait lapins papillons et lapins à lunettes en France, et lapins de pays en Allemagne. Certains auteurs s’intéressent au cours du XIXe siècle au positionnement de ces taches, notamment au niveau du nez où certains présentent une tache caractéristique en forme de papillon. C’est ainsi que naissent certains précurseurs de la race comme le lapin papillon égyptien, le lapin de Tauzac et le Japonais.
Au début du XXe, les lapins papillons présents dans les fermes françaises marquent un certain retard par rapport aux papillons allemands, sélectionnés à de fins pratiques et ayant acquis une belle taille. De gros efforts sont alors réalisés pour combler ce retard, et les races papillon français et papillon de l’Est sont sélectionnées sur leur taille et leurs aptitudes bouchères. En 1954, ces deux races sont regroupées sous le nom de géant papillon français sous la volonté de leurs clubs1. Aujourd’hui la population est assez stable, et on compte environ 2 100 reproducteurs chez 330 éleveurs.

Le géant papillon français est un lapin de grande taille, qui pèse plus de 6 kg à l’âge adulte. Son corps et allongé, avec un dos légèrement bombé, une croupe arrondie et des cuisses charnues. L’ossature est moyenne. La fourrure est dense avec des poils pas trop longs. Elle est de couleur blanche à taches de couleur variable, généralement noir, havane ou bleu mais toutes les couleurs sont acceptées du moment que les taches se délimitent bien de la robe blanche. Les taches forment des motifs bien définis par les standards de la race. Ainsi, la tache au niveau du nez doit avoir la forme d’un papillon, le tour des yeux doit être encerclé d’une tache colorée ininterrompue, qui n’atteint ni celle du nez ni les oreilles, elles aussi colorées. On observe une tache sur la joue, en dessous de l’œil et un nombre variable de taches au niveau de la hanche. Enfin, l’intégralité de la raie dorsale est colorée, des oreilles à la base de la queue. Ce lapin a des oreilles de bonne taille (16 à 17 cm) qu’il porte en V. La femelle porte un fanon peu apparent.
Le géant papillon français est un lapin assez animé. Ses homologues anglais et nain se différencient du fait que le papillon anglais est plus petit et ses flancs sont tachetés tandis que le petit papillon est la version naine sans tache du papillon français.

Le géant papillon français est un lapin de grande taille, faisant partie des races dites géantes. Depuis très longtemps, la qualité de la chair, la prolificité de ce lapin et de ses précurseurs sont réputées. On peut le mettre à la reproduction à partir de 8 à 10 mois. On compte en moyenne 9 lapereaux par portée.

Avant les années 1930, on remarque que les animaux élevés en France sont de plus petite taille que ceux élevés en Allemagne, où ce lapin a fait l’objet très tôt d’une sélection drastique. Les éleveurs français ont par la suite cherché à combler ce retard, en sélectionnant sur la taille, mais sans que les qualités de conformation de la race n’en soient touchées. Le papillon français devient en 1954 le géant papillon français, marquant ainsi les progrès de la race dans ce domaine. C’est aujourd’hui un des plus grands lapins français.
Outre la sélection à des fins utilitaires, les éleveurs prêtent une attention toute particulière à ce que leurs lapins répondent aux standards de la race, notamment du point de vue des taches. Dans les portées de géant papillon, on trouve fréquemment des lapereaux ne comportant pas le panachage voulu, avec des absences de taches ou des taches peu nettes. Ces lapereaux doivent être éliminés afin de conserver les caractéristiques de la race sur ces points.

On trouve le géant papillon français un peu partout dans le pays, et notamment en Alsace. Il a de nombreux homologues dans les pays voisins, issus de la sélection des mêmes lapins tachetés d’origine et qui ont évolué vers des animaux très comparables comme le papillon allemand en Allemagne, le lorrain aux Pays-Bas, le tacheté suisse en Suisse.

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le lapin Normand

Becs et Plumes, dossier spécial par Peter

Le lapin Normand

Race d’origine française.

Dans les années 1990, il est très peu répandu chez les éleveurs de races pures, par contre il est présent dans les campagnes normandes.
Depuis 1998, un groupe d’éleveurs a relancé cette race, en prenant des sujets dans les campagnes, en lui incorporant du garenne d’une part et en animant un club d’autre part.
A ce jour, il commence à retrouver une place non négligeable dans la gente cunicole. Aujourd’hui il est possible de le trouver sur tout le territoire national mais le Nord et la Normandie ont les plus fortes concentrations.

Les mâles sont capables de faire preuve d’une excellente ardeur sexuelle, à condition que les premières saillies soient réalisées avec des femelles calme et réceptives; faute de quoi, ils peuvent devenir craintifs, se réfugier au fond de la cage quand il leur est présenté une femelle.

Les femelles sont des bonnes mamans, mais lors des périodes de mises-bas, elles demandent de la tranquillité, il faut éviter tout changement aux habitudes de soins, tout stress.

Le lapin normand est une race qui conserve un instinct sauvage, il est fréquent de le voir se réfugier sous sa litière comme dans un terrier pour se reposer. Toutefois la patience et des soins en toute tranquillité peuvent en faire un animal très familier, qui recherche des caresses, qui n’hésite pas à manger dans la main.
Les femelles peuvent être présentées au mâle dès l’âge de 20/22 semaines.

Il est bon d’individualiser les jeunes dès l’âge de 8/10 semaines faute de quoi ils peuvent s’agresser et se blesser.

Poids idéal : 3,5 a 4,250 kg

Aspect général :
Le corps est court, trapu et parfaitement arrondi.
La croupe est pleine et arrondie, et le râble est très épais.

Tete, yeux, oreilles :
La tete parait bien collée au corps. Elle est peu volumineuse, mais large chez le mâle et plus courte chez la femelle.
Les yeux sont brillants et vifs.
Les oreilles mesurent de 10 a 12 cm.

Couleur :
La couleur ressemble a celle du gris garenne (en plus atténuée).
Le dessous du corps est blanchâtre.
La sous couleur est bleu ardoisé foncée sur tout le corps, sur les parties du corps gris garenne, une entre couleur orangée doit s’exprimer.
Les oreilles sont bordées d’un fin liseré noir.
Les ongles sont de couleur corne plus ou moins foncée.
Les yeux ont un iris de couleur brunâtre.

sources wiki et diverses éleveurs

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le lapin Géant de Bouscat

Becs et Plumes, dossier spécial par Peter

le lapin Géant de Bouscat

Le Géant blanc du Bouscat est une race de lapin domestique issue de croisements entre les races Argenté de Champagne, Géant des Flandres et Angora.
C’est une race de création plus récente qui a été obtenue par croisement de trois races : Argenté de Champagne, Géant des Flandres et Angora. Elle a été mise au point dans le Sud-0uest de la France et plus précisément au Bouscat dans la banlieue Bordelaise par M. et Mme DULON en 1906. Ses créateurs l’avaient d’abord baptisée « Herminé » puis, et de façon définitive, Géant Blanc du Bouscat, dénomination indiquant la taille, la couleur et le lieu d’origine de la race. Sa zone géographique d’élevage se situe dans la quasi totalité des régions Françaises.
Au départ, le but de ses créateurs fut d’obtenir un lapin à poils ras ayant une fourrure aussi blanche, avec les mêmes reflets d’argent et les mêmes fils de soie, que l’Angora. Les premiers croisements furent opérés entre l’Angora et l’Argenté de Champagne, ce qui donna « un joli petit lapin blanc mais un peu petit » d’après DULON. Ils utilisèrent ensuite le Géant des Flandres gris lièvre qui donna d’abord des lapins colorés et enfin un superbe lapin : Le Blanc de Bouscat.
Cette race a été exposée pour la première fois à Paris en 1910, puis plus tard en province ; le 20 Juin 1924, fut adopté le premier standard par la S.F.C. (Société Française de Cuniculture).
Bibliographie : Les cahiers du Conservatoire (mars 1981)
Caractéristiques essentielles à rechercher
Corps robuste et assez allongé, le tronc particulièrement développé dans sa partie postérieure.
La ligne dorsale forme un léger arc. Les cuisses émergent quelque peu.
Tête présentant un chanfrein assez busqué .
Oreilles assez épaisses, extrémités arrondies.
Fourrure assez longue (35-40 mm). Les poils recteurs nettement visibles pour assurer le reflet givré
pour plus de renseignements :

Association des Eleveurs du Géant Blanc du Bouscat
M. Bernadat Maurice
1 Impasse des Moines
18200 Orcenais

le lapin Fauve de Bourgogne

Becs et Plumes, dossier spécial par Peter
(l’emplacement des photos ne sont pas en lié au texte cité)

le lapin Fauve de Bourgogne
Le Fauve de Bourgogne est une race de lapin domestique, d’origine française. Elle est apparue en Bourgogne au début du XXe siècle, puis s’est répandue dans l’ensemble du territoire français, notamment grâce à sa vitesse de croissance très importante. Aujourd’hui la Fédération française de cuniculture estime qu’il s’agit de la race comptant le plus d’éleveurs amateurs en France.
Ce lapin de taille moyenne à la couleur fauve caractéristique est élevé comme animal de compagnie ou pour la production de viande. Il forme un cheptel important, en augmentation.
(Il ne faut pas le confondre avec le lapin nain fauve, qui ne présente qu’une ressemblance de couleur.)
Le Fauve de Bourgogne a des origines très anciennes, et on trouve depuis des siècles des lapins de couleur roux en Bourgogne. Ce lapin était élevé en nombre, dans cette région essentiellement, pour sa rusticité, sa précocité et la finesse de sa chair. On l’élevait en effet dans le but d’obtenir rapidement un bon poids de viande.
La robe n’était alors pas clairement établie. Leur teinte dominante était déjà le roux, mais certains sujets étaient marqués de blanc au cou, à la tête et aux pattes. Ceux-ci étaient la prédilection de fermiers mais guère des cuniculiculteurs .
Albert Renard, quelques années avant la Première Guerre mondiale, s’efforce d’établir la race qu’il nomme Fauve de Bourgogne en fixant certains caractères comme notamment la couleur fauve du pelage. En 1919, dans un numéro de L’Acclimatation, une revue spécialisée dans les animaux de basse-cour, il rédige l’histoire de la race et précise les croisements effectués. Au moyen d’une sélection drastique des sujets afin d’effectuer les accouplements les plus appropriés, il atteint une reproductibilité régulière de la race. La race connait un bon développement en France, du fait de ses qualités bouchères.
En 1928 sera créé l’association A.E.L.F.B (association des éleveurs de lapins Fauve de Bourgogne) chargée de la promotion de la race. En mars 1998 une deuxième association verra le jour l’U.F.E.L.F.B. (union française des éleveurs de lapins fauve de Bourgogne) à Châtillon-sur-Seine. En janvier 2012 les deux associations fusionnent, avec une nouvelle appellation C.F.E.L.F.B. (club français des éleveurs de lapins Fauve de Bourgogne) et un site internet (voir le lien ci-dessous)
Aujourd’hui on compte environ 1 130 éleveurs déclarés de Fauve de Bourgogne, qui détiennent 9 200 animaux reproducteurs. Les effectifs semblent en augmentation et la race n’est donc pas menacée. Elle fait toutefois l’objet d’un programme de conservation mené par l’INRA et la Fédération française de cuniculture dans le cadre du projet de conservation des ressources génétiques RESGEN. Ainsi, des embryons et de la semence de fauve de Bourgogne sont conservés congelés.
Le Fauve de Bourgogne atteint sa taille adulte vers cinq mois et peut commencer à se reproduire dès cinq ou six mois. La prolificité est toutefois moyenne (entre sept et neuf petits par portée), même si le nombre de portées est de quatre ou cinq par an, voire huit en élevage intensif. Très sociable, il fait un excellent animal de compagnie.
Riche en viande de qualité, c’est un lapin trapu, et résistant en raison de sa rusticité1. Sa croissance est très rapide : il atteint généralement le poids d’environ 3 kilos vers trois ou quatre mois1. Son poids idéal selon le standard français se situe, comme pour toutes les races moyennes, entre 4 kilos et 4,5 kilos1.
La femelle est davantage allongée. Pour la production de viande, le fauve de Bourgogne peut être élevé en race pure mais est également souvent croisé avec d’autres races comme le néo-zélandais ou le californien. Il produit une viande reconnue pour être savoureuse, avec une saveur persillée, et relativement maigre par rapport à celle d’autres lapins.
Il peut être touché par diverses maladies héréditaires comme la maladie des muscles blancs, le prognathisme mandibulaire ou le glaucome héréditaire.

Le Fauve de Bourgogne est désormais présent à l’étranger. La Suisse en possède un cheptel très proche du type originel défini par Albert Renard. On en trouve également en Belgique, en Espagne ainsi qu’en Italie. Le Fauve de Bourgogne a aussi servi à l’élaboration d’une race américaine, au début du XXe siècle : Albert Thomas confirme en effet la parenté biologique de la race avec le néo-zélandais roux. Par ailleurs, des croisements sont fréquemment effectués avec des Argenté de Champagne, des Géant blanc du Bouscat ou des Californien.

Standard

Aspect général
Le corps est ramassé et massif. Cette constitution corporelle résulte d’une puissante musculature laissant apparaître au toucher une chair ferme et serrée, bien répartie sur une ossature paraissant assez forte.
La ligne dorsale, faisant suite à une nuque forte et courte, est légèrement bombée et se termine en une inclinaison assez prononcée pour former une croupe pleine et arrondie. Le râble est très épais. Les côtes forment une cage thoracique ample. Elles font la jonction, d’une part, avec les épaules puissamment développées tout en étant bien attachées au corps, d’autre part, avec la partie postérieure du corps : hanches, régions fessières et cuisses bien arrondies.
Les pattes antérieures sont assez courtes, fortes et bien droites. Les pattes postérieures sont assez fortes et bien d’aplomb.
La taille est proportionnée au poids du sujet compte tenu de sa conformation ramassée et massive. Elle ne doit jamais tendre vers le gigantisme.
Le fanon, peu développé et régulier, est toléré chez la femelle.

Poids
Poids minimum : 3,500 kg.
Poids idéal : 4,000 – 4,500 kg.
Pois maximum : 5,000 kg.

Fourrure
La fourrure est dense et assez lustrée, sans longueur excessive. Les poils recteurs normalement apparents assurent sa bonne tenue.

Tête, yeux et cou
La tête, portée par un cou court et peu visible, paraît, de ce fait, bien collée au corps. Forte et large, ronde et non busquée chez le mâle, elle présente plus de finesse générale chez la femelle, paraissant ainsi légèrement plus allongée.
Les yeux sont bien ouverts et brillants.

Oreilles, longueur et texture
Les oreilles robustes et suffisamment épaisses sont bien velues. Portées droites, elles sont bien serrées à la base. D’un développement approprié au type, leur longueur idéale se situe entre 11,5 et 12,5 cm. La longueur minimale ne doit pas être inférieure à 11 cm et la longueur maximale ne doit jamais dépasser 13 cm

Couleur et profondeur de teinte
La couleur est d’un fauve roux, très uniforme, intense et pure, d’une tonalité vraiment chaude. Elle s’étend sur tout le dessus du corps : tête, oreilles et membres compris.
Le tour des yeux, le menton, le ventre et le dessous de la queue sont, en général, plus pâles.
Dans tous les cas, le Fauve doit dominer et les parties plus pâles doivent apparaître le moins possible. Les sujets ayant la région des aines d’un fauve intense sont à préférer. La couleur de couverture pure et soutenue dans sa tonalité fauve roux doit descendre le plus profondément possible dans le pelage.
Les ongles sont de couleur corne plus ou moins foncée, sans cependant être noirs. L’iris des yeux est brunâtre.

Défauts légers
Défauts légers valables pour toutes les races (cf. Régl. Gén.)
Corps insuffisamment ramassé et massif. Musculature pas assez développée et manquant de fermeté. Nuque insuffisamment forte.
Oreilles un peu disproportionnées et insuffisamment épaisses. Oreilles un peu courtes ou un peu longues.
Couleur légèrement givrée ou assez pâle. Ongles très clairs.
Profondeur de teinte insuffisante. Légère extension de la marque pâle du menton vers la nuque.

Défauts graves (valables pour toutes les races (cf. Régl. Gén.)
– Défauts graves
– Manque total de type : corps trop allongé, mince, sans ampleur.
– Manque de développement musculaire.
– Cou détaché.
– Oreilles trop minces ou nettement écartées.
– Oreilles de longueur inférieure à 11 ou supérieure à 13 cm.
– Couleur impure, soit enfumée, soit nettement givrée.
– Couleur trop pâle, acajou foncé, jaunâtre ou manquant d’uniformité.
– Oreilles bordées d’un liseré noir.
– Ongles trop clairs. Absence de profondeur de teinte. Extension exagérée de la marque pâle, du menton vers la nuque.

source Wikipedia et Extrait des standards Lapins 2000

le lapin Chèvre

Becs et Plumes, dossier spécial par Peter
(photos de coline50, l’emplacement des photos n’est pas en relation avec le texte cité)

Le Lapin Chèvre

Le lapin Chèvre est une vieille variété de ferme du Sud-Ouest. C’est une des rares de lapins en France qui, à la différence des races sélectionnées, a été façonnée exclusivement dans les fermes. Lors des enquêtes menées pour la sauvegarde de la race, des lapins Chèvres de type identique ont été découverts dans différents élevages fermiers éloignés les uns des autres, dans les départements de Gironde, Dordogne, Lot-et-Garonne et Charente. L’appellation de lapin Chèvre a été conservée car cette dénomination populaire était spontanément utilisée par plusieurs éleveurs de départements différents.

Le terme « lapin Chèvre » fait référence aux robes et coloris qui étaient ceux des variétés locales de chèvres qui existaient autrefois dans la région (type des Pyrénées). Le corps est majoritairement noir avec un collier blanc et fauve, un ventre gris crème et argenté. Le type de chèvres auquel il est fait référence a disparu de longue date dans ces différents départements, ce qui atteste de l’ancienneté de cette appellation et de cette variété de lapin.

Cette race est exclusivement fermière ; elle est restée en marge des organisations officielles et n’a fait l’objet d’aucune sélection délibérée. Des animaux de ce type apparaissaient au gré des reproductions dans les élevages fermiers et se transmettaient entre éleveurs. Plusieurs souches ont été retrouvées lors des enquêtes de terrain et ont été mises en reproduction afin d’être diffusées dans les élevages amateurs et les fermes.
Actuellement, plus d’une vingtaine d’élevages fermiers utilisent les lapins Chèvres pour un usage familial ou conservatoire en Aquitaine.

Standard

Aspect général
Le corps est harmonieusement arrondi sans être massif. L’animal est relativement élancé. La tête est assez fine chez la femelle. Tout en gardant une certaine finesse, elle est un peu plus forte chez le mâle. Les oreilles sont minces, tenues bien droites et serrées entre elles. D’un développement approprié au type, leur longueur idéale se situe entre 11,5 et 13,5 cm. La longueur minimale ne doit pas être inférieure à 11 cm et la longueur maximale ne doit pas dépasser 14 cm. L’avant train bien développé reste élégant et Les pattes sont solides tout en restant fines. Leur taille est proportionnée au développement du sujet. Nul chez le mâle, le fanon le plus réduit possible est toléré chez la femelle.
Le croupe doit être légèrement osseuse au toucher et non pas arrondie
Poids
Poids minimum : 2,500 kg
Poids idéal : 3,500 kg – 4,250 kg
Poids maximum : 4,500 kg

Fourrure
Elle est assez courte, lustrée, de très bonne tenue, fine et dense. Les poils recteurs sont bien apparents.

Couleur et manteau
Le pelage se compose de trois couleurs. Chaque couleur doit être pure et homogène. La couleur fondamentale est le noir. Elle recouvre la tête, y compris la partie extérieure des oreilles, le manteau dans toute son étendue (flancs inclus), la partie visible des pattes, la poitrine et le dessus de la queue. Le dessous du menton, le ventre, la partie intérieure des pattes et le dessous de la queue sont de teinte blanchâtre. Les aines sont de teinte roussâtre avec une sous couleur bleue. Un liseré jaunâtre étroit (environ 1 cm) lie le blanc et la couleur fondamentale et encercle les narines et les mâchoires. Le tour des yeux est blanchâtre. L’iris des yeux est brun. Les ongles sont bruns.
Les poils de jarre doivent débuter au niveau de l’épaule pour s’étendre le long du corps et diminuer de cuisses jusqu’à la queue. Leur couleur est rousse, plus foncée que le liseré.
Dans son coloris bleu, souhaité soutenu, la couleur bleu remplace entièrement la couleur noire.

Sous couleur
Selon la FFC, La sous couleur est bleue sur l’ensemble du corps, y compris le ventre.
Pour l’Association de Sauvegarde, l’observation de la réalité du cheptel actuel (et originel) montre une toute autre réalité : La sous couleur est bleue sur l’ensemble du corps, sauf le ventre.
Pour le ventre, le sous-poil doit être blanc en ce qui concerne la moitié supérieure, et bleue en ce qui concerne la moitié inférieure (entre les cuisses). Dans un souci de sauvegarde de la diversité génétique de la race, qui elle seule peut garantir la sauvegarde d’un animal de qualité et pure race, nous encourageons vivement les adhérents à conserver les animaux ayant un sous-poil blanc au niveau du ventre..

Marques et zone de coloration
La tête, y compris les parties extérieures des oreilles, le dessus du tronc et la queue, les flancs, la poitrine, les parties extérieures des pattes constituent les parties visibles de coloration noire. Les marques se détachent aux endroits suivants : tour des yeux, narines, dessous du menton, bordure des joues, taches dites en pois entre les oreilles, ventre, dessous de la queue, partie intérieure des pattes. L’intérieur des oreilles est blanchâtre. Elles sont bordées par des poils jaunâtres. Le triangle sur la nuque, de tonalité feu peu intense, est de taille réduite. Entre les doigts, se détachent des poils jaunâtres. Les parties latérales du corps, des épaules à la croupe, sont parsemées de nombreux poils longs à pointes jaunâtres. Ces poils forment une ceinture des épaules à la croupe. Ils peuvent également s’étendre sur les membres ou le dessus de la queue. Régulièrement répartis, ils remontent jusqu’aux 2/3 de la hauteur du tronc. La poitrine est également incrustée de poils noirs à pointe jaunâtre.

Défauts légers
Corps trop ramassé
Oreilles un peu courtes ou un peu longues
Fourrure manquant un peu de tenue ou de lustre, oreilles presque glabres
Couleur fondamentale un peu rouillée, pas assez délimitée, terne
Ventre un peu trop jaunâtre, Feu vraiment trop intense. Sous couleur du ventre mêlée de jaune (sauf à l’aine)
Léger envahissement de la poitrine noire par la couleur jaunâtre, Poils jaunâtres sur le dessus de la queue.
Marques insuffisamment nettes

Défauts graves
Manque total de type : corps massif
Oreilles inférieures à 11 cm ou supérieures à 14 cm
Fourrure trop rêche, sans tenue ou terne
Couleur défectueuse : poils blancs ou jaunâtres dans les marques
Couleur noire trop délavée, Forte rouille, absence de poils de jarre jaunâtres dans les zones où ils sont souhaités. Oreilles fleuries. Ventre entièrement jaunâtre.
Poitrine de coloration impure. Absence d’une ou plusieurs marques, marque défectueuse.
Tâches jaunâtres sur les joues.

merci à coline50 pour les jolies photos

Source: Association de Sauvegarde du Lapin-Chèvre

Le Lapin Domestique

Becs et Plumes , dossier spécial coup de coeur

Le Lapin domestique
Oryctolagus cuniculus

Le mot lapin est un terme très général qui désigne plus d’une vingtaine d’espèces de mammifères à grandes oreilles de la famille des léporidés, réparties dans neuf genres biologiques. À lui seul le lapin de garenne européen (Oryctolagus cuniculus) est à l’origine des multiples races de lapins domestiques élevées à présent dans le monde entier. Les lapins ont en commun une silhouette moins élancée que celle des lièvres et, contrairement à ces derniers, ils naissent aveugles et nus, cachés dans un nid avant de pouvoir sortir à l’air libre. Les animaux désignés par ce terme sont très présents dans la culture. Le mot « lapin » est utilisé aussi bien comme patronyme que comme marque commerciale. De nombreux personnages fictifs célèbres sont également des lapins et l’« animal aux longues oreilles » est présent dans l’art et la littérature tout autant que dans la culture populaire, la mythologie et la symbolique de plusieurs continents. En France, à la différence du lièvre, le lapin de garenne n’est pas autochtone.

Quelques mots explicites:
la « lapine » est la femelle du lapin domestique
la « hase » est la femelle du lapin de garenne, comme celle du lièvre
Le « bouquin » ou « bouquet » désigne le mâle lapin comme le lièvre (rare)
« Lapiner » veut dire mettre bas
Le « lapereau » est leur petit
Une « lapinière » est un élevage de lapins
Un « clapier » est une cabane à lapins

Le lapin domestique est exclusivement issu d’une espèce : le Lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus) Son élevage, appelé cuniculture, s’est développé à partir du Moyen Âge. Son but premier est la production de viande, mais il permet également la production de poils et de fourrures. Par ailleurs, les lapins sont aujourd’hui employés comme modèles dans les laboratoires, ou ils sont des sujets des tests,
Diverses races ont été développées suite à la sélection par l’homme. Elles présentent une très vaste gamme de tailles et de couleurs de robe et sont chacune adaptée à un de ces usages.

Les lapins sauvages de toutes espèces sont chassés depuis toujours pour leur chair très largement appréciée, rôtie, en pâté ou en civet.
Le lapin a été domestiqué tardivement au Moyen Âge, c’est le seul animal d’élevage originaire d’Europe. L’élevage familial en clapier a été pratiqué dès l’an 1000, puis s’est intensifié avec l’apparition de l’élevage industriel. À lui seul le lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus) est à l’origine des multiples races de lapins domestiques élevées à présent dans le monde entier mais stabilisées uniquement à partir de la seconde moitié du XIXe siècle. Le lapin domestique est également élevé en tant qu’animal de compagnie, du fait de leur caractère affectueux.

Leur peau a actuellement une valeur économique moindre que dans le passé où elle donnait lieu à un commerce traditionnel, récupérée par les chiffonniers, dits aussi « marchands de peaux de lapins » qui passaient à domicile collecter les peaux issues des élevages familiaux.
L’introduction d’une nouvelle espèce de lapin dans des contrées où ils n’ont pas de prédateur, comme par exemple le lapin de garenne, d’origine européenne, provoqua en Australie de nombreux dégâts écologiques c’est en fait une espèce invasive difficile à contenir.

Le lapin, sans référence à aucune espèce précise, est très présent dans la culture populaire et enfantine, ainsi que dans la mythologie. Le lapin est aussi fortement associé à la fête de Pâques.
Redouté par les marins qui ne prononcent jamais son nom, sous peine de porter malheur.

Peter,  pour Becs et Plumes