Archives de Catégorie: Elevage

élever des canards

Becs et Plumes ,dossier spécial par Peter

élever les canards

Qui ne connais pas l’oiseau au marche typique qu’on a même symbolisé dans un chanson?
Qui fait en état jeune craquer nos enfants (et des adultes) sur le marché des volailles du coin,

oui, c’est le canard, le plus populaire parmi des palmipèdes domestiques. Sa rusticité est la base pour son élevage facile, accessible pour tous, à condition de pouvoir assurer un environnement favorable.

Le canard se sent le mieux dans son propre espace. Un logement propre et spacieux, litière propre et assez souvent retourné ou renouvelé, combiné avec un terrain herbeux et (à ne pas oublier) un point d’eau. Au cas ou ce point d’eau s’avère d’être un ruisseau ou même une petite bassine,c’est pour les rendre encore plus heureux. Néanmoins il est recommandé de barrer l’accès pour éviter que les canards ne s’y rendent tout le temps. Ceci est d’ailleurs très important pour les canes, qui ne devront pas être autorisées à y aller avant 11 heures (en général), sinon elles risqueraient de pondre dans l’eau. Mais faites attention, car les canards n’aiment pas de vivre dans les endroits humides.

Un abris ou une cabane espacé, mais pas trop grand, bien isolé avec l’ouverture vers l’est sur un terrain sec ferra l’affaire. Les canards dorment à même le sol c’est pourquoi on doit toujours répandre une bonne litière de paille,copeaux etc…….Les canes pondent par terre, n’importe où, en aménageant des nids à l’intérieur de la cabane on pourra facilement contrôler la ponte.

A propos ponte, voici le mot d’une éleveuse expérimentée :
Mes barbaries commencent à pondre dès janvier (20-25 œufs) puis couvent, élèvent les petits et recommencent à pondre. Elles ont tendance à tourner en boucle à ce régime toute l’année, une couvée tous les 4 à 5 mois.

Mes canes de Rouen sont beaucoup moins assidues à la ponte. Elles commencent plus tardivement, en mars et s’arrête à l’automne. Pour ce qui est de la couvaison, elles sont assez mauvaises. Bref si je veux des canetons il faut que je les surveille bien.

Les Duclairs sont de bonnes pondeuses, le début de la ponte se situe en mars et actuellement elles semblent s’arrêter. Vont-elles reprendre à l’automne ????? Je ne sais pas si c’est pour toutes les canes pareil mais elle sont très désordonnées, elles ont tendance à pondre un peu partout et n’importe où. Cette année c’est la première année que j’ai des Duclair qui pondent, je les ai laissées faire mais l’an prochain, je fais comme avec les poules, je ramasse les œufs et je fais couver sous les poules ou en couveuse.

Une autre race de canards, le Streicher. Un peu semblable aux Barbarie par leur poids. Ce sont de très bonnes pondeuses, même excellentes. Pour celui qui veut des œufs pour manger, elles sont très productrices toute l’année. Par contre pas constaté de couvaison avec cette race.

Comme très bonne pondeuse le Coureur indien avec 200 œufs par an, est incontournable.

Les canards sont moins sujettes à la maladie, plus robuste envers des intempéries et relativement facile de garder en troupeau. Le mâle est en fait plus calme que la femelle, donc si vous voulez garder des canes et canards mixte vous n’avez pas les mêmes problème de bagarres entre des mâles que vous pourriez avoir avec des poulets.
La femelle est plus bruyante (aah ?), donc si vous élevez des canards pour les œufs, gardez cela en mémoire car certaines races sont plus bruyants que d’autres donc, bien sûr, plus de canards = plus de coin coin !

Le choix de la race dépend avant tout du goût personnel et du résultat recherché. Quel que soit le but de l’élevage il importe, et cela quelle que soit la race, de choisir des sujets réunissant au maximum les caractères suivants : meilleure forme, rusticité, fécondité et précocité.La distinction des sexes est généralement facile

Pour moi il est toujours étonnant de voir comment les canards (en principe) sont sympathique. Je trouve que les canards sont un peu comme des chiens en plumes.
Ils écoutent, ils apprennent, ils vous permettent de les diriger là où ils doivent aller. A peine âgé de huit semaines, les canetons comprennent vite comment quitter leur domicile temporaire (par exemple dans le garage), pour se dandiner dans l’arrière-cour ou dans le jardin. Le chemin, une fois montré – la deuxième journée ils vont réussir d’y aller par leurs propres moyens, sans se perdre ni de se cacher quelque part. avec très peu de motivation
Essayez ça avec des poussins !

Peter pour Becs et Plumes

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élever des poussins

Élever des poussins
voici quelques astuce pour réussir sans difficultés.

L’élevage des poussins est préférable au printemps, que l’éclosion soit naturelle ou artificielle.
Au cas ou l’éclosion se fait sous une poule, les problèmes sont pratiquement réglés, car “maman-poule” s’occupe de tout.
En éclosion dans une couveuse artificielle, l’élevage est simple si vous donnez un certain confort des la naissance du poussin, pour que tout va bien.

L’éleveuse

dépendant le nombre de vos poussins, les différentes possibilités vous sont ouvert. Du simple carton au éleveuse industrielle sophistiquée, tout est possible. L’importance c’est de garder les poussins au chaud et à l’abri des courants d’air.

la litière

pour les premiers jours le sol couvert avec du tissue, papier journal ou sopalin va faire l’affaire. Ensuite ce sera une litière de paille ou de copeaux (évitez les résineux et bien dépoussiérés pour éviter tous les problèmes respiratoire par la suite).

la température

Pour les quinze premiers jours une température sous la lampe infrarouge comprise entre 35 et 38 ° C et 20 à 25 ° C de température ambiante.
Il existent des statistiques qui disent à quel age quelle température, mais en bien regardant le comportement des poussins, il est simple de voir si la température est la bonne.
Si les poussins se mettent directement en tas sous la lampe c’est qu’ils ont froid.
S’ils s’éloignent dans les coins c’est qu’ils ont trop chaud.
S’ils se baladent partout c’est que tout va bien !

un petit truc pour savoir si le poussin a froid :
posez ses pattes sur votre joue si elles sont froides c’est qu’il a froid.
Pour faire monter ou diminuer la chaleur, variez simplement la hauteur de l’ampoule, ou utilisez un variateur électrique. (à conseiller si vous n’avez pas beaucoup de place).

L’alimentation

Utilisez de l’eau tempérée dans les abreuvoirs à leur taille, pour éviter tout risque de noyade des poussins. Nettoyez et changez l’eau tous les jours.
A sa naissance, le poussin peut rester facilement de 24 à 36 heures sans prendre aucun aliment, le vitélus qu’il a absorbé avant de sortir de la coquille lui suffit largement.
Les premiers jours lui apportent un aliment adapté en farine ou miette équilibré à disposition.
Le poussin ajuste lui-même sa consommation en fonction de ses besoins.
Tenir un aliment composé à sa disposition jusqu’à l’âge d’environ 8 semaines.

Vous pouvez aussi faire un pâté fabriquée maison pour les 10 premiers jours.
par exemple mélangez:
de carottes cuites, oeufs durs, farine de blé entier, semoule de couscous moyenne, un peu d’oignon cru, persil finement haché, une prise de sel et de l’eau.

Pour vous dire franchement, je préfère
nettement l’alimentation toute « prête » du commerce qui apporte vitamines, minéraux et autres composants aux poussins. J’utilise les miettes pour pintadeaux et gibier parce que ils sont plus riche en protéine et donnent un bon départ pour la croissance.

maintenant il reste que de vous souhaiter bonne chance !

Peter pour Becs et Plumes

devenir un poussin (en images)

Becs et Plumes, dossier spécial

le développement d’un poussin, ou le longue chemin pour vivre

C’est très souvent que je me pose la question, à quel stade se trouve le développement du poussin pendant la couvaison, surtout après un mirage ou un dérangement de la couvée.
Pour éviter de casser les œufs fécondés, ce qui n’est pas un « truc à faire » pour tout le monde, voici donc l’œuf fécondé dans ses différentes stades de couvaison en images, avec des explications.

Maintenant il manque que de mirer vos oeufs et avec un peu de patience vous savez,j’espère, un peu plus sur le développement du poussin.

Peter, pour Becs et Plumes,

  avec mes remerciements à Kückenschultz

les maladies de poules

Becs et Plumes, dossier spécial par Peter

Les maladies des Poules

Les parasites internes :

Les ascaris :
c’est le nom des parasites internes. Ils peuvent provoquer la coccidiose et se développent généralement sur les élevages en semi-liberté. L’utilisation de vermifuges permet de les faire disparaître.
Les vers :
ils sont transmis par les limaces et les insectes et sont surtout présents dans les élevages en plein air. Vous pouvez le déceler grâce à un retard de croissance, une forte consommation de nourritures, et au fait que vos poules résistent moins aux maladies et pondent moins. Il est nécessaire de nettoyer et désinfecter vos poules et de le faire un traitement de vermifuges.

Les parasites internes sont tranquilles pour faire leur « boulot » quand un animal a des parasites externes. Quand un animal ne semble pas bien (perte d’appétit, plumage ébourrifé, attitude fatiguée, ne bouge plus ou lentement) il faut toujours vérifier la présence des parasites externes. C’est la première chose qui doit être vérifiée et traiter au moinde doute. Les parasites externes sont la cause de beaucoup de maladie des poules ou du moins ils facilitent le développement des autres maladies en affaiblissant les poules.

Les parasites externes :

Les poux :
Les poux se manifestent par l’apparition de poux blancs ou rouges et provoquent des irritations de la peau. Pour les éloigner il faut poudrer les poules avec du pyrèthre et changer régulièrement la litière lorsque celle-ci est abondamment infestée.
La gale des pieds (gale des pattes) :
La gale elle est amenée par un acarien qui s’installe sous les écailles. Les pattes deviennent ainsi gonflées et déformées. Dans ce cas, il faut badigeonner les pattes de la poule avec du pétrole ou de la glycérine iodée.
un autre bon remède pour la gale des pattes est d’enduire les tarses avec de la graisse à traire additionnée d’un peu de soufre pour un premier passage et 2 autres passages avec uniquement de la graisse à traire. Le tout sur une dizaine de jours.

d’autres maladies :

La coccidiose :
c’est une maladie parasitaire qui se manifeste par une anémie chronique et des diarrhées qui peuvent être parfois sanguino lente. Elle atteint souvent les poussins qui sont à l’étroit dans un abri peu aéré et sale. Elle peut parfois être due au changement de nourriture. Cette maladie est moins mortelle chez les poules adultes mais peut entraîner un amaigrissement et une baisse de la ponte. Pour la soigner, vous pouvez utiliser des antibiotiques ou des anti-coccidiens dans la nourriture qui peuvent servir préventivement ou curativement.
La coccidiose peut aussi se développer à cause du stress.

La typhose (pour la poule) ou la pullorose (pour le poussin) :
une maladie qui le plus souvent atteint les grands élevages. Chez le poussin, elle se manifeste par une diarrhée blanche et provoque une mortalité élevée. Chez la poule, elle se décèle par une diarrhée verte, une soif excessive et une baisse de la ponte. Pour l’arrêter, vous devez mélanger à la boisson du permanganate de potassium.
Le coryza :
cette maladie se manifeste par une baisse de la ponte, des éternuements, des écoulements nasal visqueux et purulent, une respiration difficile, une masse caséeuse aux yeux, une diarrhée et amaigrissement. Pour soigner les poules, il faut utiliser de l’huile de foie de morue ou in médicament streptomycine. La vaccination de la poule permet de lutter et d’éviter cette infection.

Attention
Il nécessaire pour toutes ces maladies d’isoler la poule ou les poules malades afin de ne pas contaminer le reste du poulailler. Les cadavres devront être brûlés.

Les maladies virales les plus répandues :

La maladie de Newcastle (aussi appelé peste aviaire) :
c’est une affection très redoutable. Elle est incurable lorsqu’une poule la contracte, le reste du poulailler la contracte aussi. Rares sont les survivantes mais si une poule survie elle présentera souvent des séquelles. Elle prend plusieurs formes : suraïgue, aïgue ou subaïgue. Elle se manifeste par une septicémie brutale, forte fièvre, perte d’appétit, forte soif, plumes hérissées, dos rond, troubles respiratoires et nerveux.

La maladie de Marek :
cette maladie touche principalement les jeunes adultes. Elle provoque la paralysie des pattes et des ailes, une tumeur jaune blanchâtre sur divers organes. La mortalité est élevée.

La maladie d’Aujeszky :
cette maladie à une évolution rapide et la mortalité est très élevée. Elle se présente par des tremblements, perte d’appétit, somnolence, crête et barbillons bleuâtres, toux et difficultés respiratoires. Il est vivement recommandé d’abattre les poules infectées et de faire vacciner les poussins.

Ces maladies ne peuvent pas être soignées mais il est nécessaire de faire vacciner les poules qui n’auraient pas été contaminées!!

pas des maladies, mais quand même bien à savoir

Le stress : il peut être provoquer par différentes causes. Il peut amener la poule à avoir d’autres affectations. Pour l’éviter, je conseillerai de ne pas faire subir à la poule des changements trop brutaux.
Le piquage : les poussins s’amusent à se piquer en se donnant des coups de becs mais dés qu’une goutte de sang apparaît les coups deviennent violents et pourrait aller jusqu’à la mort du poussin attaqué. Cela est très fréquent chez les poules aussi. Les causes les plus importantes de ce phénomène sont l’ennui et l’inactivité. Il est donc nécessaire de leur faire faire des exercices par exemple en agrandissant leur parcours herbeux et de les nourrir avec plus de verdures. donner de la verdure (choux fourrager par exemple) en la suspendant pour inviter les poules à sauter pour l’attraper, c’est une bonne occupation qui leur permet d’avoir de l’activité.

Une bonne hygiène du poulailler contribue à éviter de telles maladies ou parasites.
Mais n’oubliez pas d’empêcher aux prédateurs l’accès à votre élevage et éviter les contacts étrangers (par exemple des visiteurs), car ceux peuvent être porteurs de microbes ou de virus.
De bonnes conditions de vie et d’hygiène peuvent vous éviter de nombreuses pertes.
La température ambiante nécessaire au poussin va de 32 degrés à la naissance à 18 degrés à 42 jours, avec une baisse de deux degrés toutes les semaines.
L’humidité ambiante peut aussi favoriser le développement de maladies. Si nous ne pouvons pas agir sur l’humidité de l’air dans nos petits poulaillers de plein air, nous pouvons agir sur l’humidité au sol.
L’air doit aussi être renouvelé dans les poulaillers par un système d’aération en hauteur. Penser à dépoussiérer régulièrement les poulaillers car les poussières sont vectrices de micro-organismes et irritantes pour les voies respiratoires
Les litières doivent être tenues propres, penser à utiliser des matériaux de paillage de bonne qualité, attention aux moisissures dans les litières. Une mauvaise litière dégage un gaz, l’ammoniac qui est irritant .


source, un peu partout sur le net

problèmes autour de l’oeuf

Becs et Plumes, dossier spécial par coline50
connaitre les problèmes autour d’oeufs

tout petit oeuf sans jaune d’oeuf
Cause : début de ponte ou en fin de ponte chez des sujets jeunes ou âgés
stress
Solution : se résout tout seul

jaune d’oeuf verdâtre
Cause : alimentation : certains aliments peuvent en être la cause
Solution : repérer les aliments en question (souvent de la verdure)et les éliminer

jaune d’oeuf pâle
Cause : alimentation carencée ou mal équilibrée
Solution : donner plus de maïs en grains, donner plus de verdure, revoir l’alimentation

jaune d’oeuf trop vif
Cause : alimentation riche en colorants ou maïs
Solution : vérifier la composition de l’alimentation, réduire la quantité de maïs

jaune d’oeuf double
Cause : libération de deux jaunes d’oeuf dans l’oviducte en même temps
choc physique subit par la poule
Solution : pas de solution mais bien surveiller la poule qui peut avoir du mal à pondre

traces de sang sur la coquille
Cause : la poule a saigné à l’expulsion de l’oeuf
oeuf trop gros
une jeune poule saigne parfois à la ponte des premiers oeufs, ce n’est pas grave
Solution : surveiller, cela s’arrange souvent tout seul

petits points rouges sur la coquille
Cause : présence de parasites externes
Solution : nettoyer et traiter les pondoirs et les poules

sang dans l’oeuf
Cause : sang s’est échappé du follicule ovarien et s’est mélangé à l’albumène
Solution : se résout généralement de lui-même

albumène liquide
Cause : fréquent par temps chaud ou chez les poules âgées,
après une vaccination.
bronchite infectieuse
Solution : à surveiller, si la bronchite infectieuse est en cause des signes de maladie apparaissent.

oeufs sales
Cause : l’insalubrité du poulailler
la boue que la poule emmène dans son nid
la poule a la diarrhée et ses plumes sont salies
les poules pondent dehors
Solutions : entretien plus fréquent du poulailler et des nids, récolte plus fréquente des oeufs, des soins adaptés des sujets maladies

oeuf mou, oeuf sans coquille, coquille trop fine
Cause : jeune poule qui manque de maturité
maladie des poules
Solutions : vérifier que l’alimentation est adaptée, donner des coquilles d’huitres broyé, surveiller la santé des poules

oeufs déformés, coquille distordue ou fripée.
Cause : excès de calcium.
poules âgées.
symptôme de la bronchite infectieuse.
Solution : si la situation dure trop longtemps, l’avis d’un vétérinaire .

coquilles d’oeuf changent de couleur
A chaque race sa couleur d’oeufs. La couleur de la coquille change en cours de ponte il y a plusieurs facteurs possibles.
Cause : le début de ponte
la fin de ponte
le stress
la maladie
le manque de nourriture
l’exposition trop importante au soleil
Solution : La modification de couleur due au début et la fin de ponte est normale, vérifier si les poules sont stressées ou malades, donner la nourriture de façon régulière, protéger d’un soleil trop important

arrêt de la ponte
– arrêt d’un ou deux jours puis ponte.
Solutions : cycle normal de ponte de la poule

– arrêt de plusieurs jours ou semaines
Solution : elles perdent leurs plumes, c’est la mue, attendre que cela passe et bien mourir les poules car la mue les fatiguent beaucoup
un choc ou un stress peuvent provoquer un arrêt temporaire de la ponte, mettre les poules au calme et attendre
les conditions météorologiques agissent aussi sur la ponte des poules, donner des abris aux poules voir même ne pas les sortir si la météo est trop mauvaise.

coline50 pour Becs et Plumes

l’éclosion d’un oeuf en images

un article de Coline50 pour Becs et Plumes

L’aventure débute par la mise en couvaison d’un oeuf avec le secret espoir de voir arriver un poussin. L’attente semble parfois un peu longue mais la nature en a décidé ainsi.
Vingt et un jours de patience et de soins attentifs avec le retournement 2 fois par jour, la vérification du taux d’humidité et de la température deux fois par jour.
Les mirages qui se font à 7 et 14 jours apportent déception et espoir. Ce poussin il est possible de le voir dans sa coquille. D’abord à 7 jours c’est une sorte de petite araignée avec une tache noire au centre (embryon)

puis à 15 jours, il se présente comme une masse noire avec des filaments. Le moment le plus magique est celui où on voit le poussin bouger pendant un mirage.

L’espoir de voir arriver le poussin devient réalité lorsque l’on entend au 21 iéme jour les piou-piou et « toc-toc » du poussin qui commence le bêchage de l’œuf.

Puis le temps passe, parfois plusieurs heures. Le trou dans la coquille s’agrandit mais surtout le poussin remue comme un beau diable dans sa coquille, se tortille sur lui-même pour faire casser l’oeuf en faisant tout le tour un peu comme s’il s’agissait d’un œuf à la coque.

Encore quelques efforts plus tard la membrane qui entoure le poussin commence à se déchirer. Il est maintenant possible de voir le duvet du poussin.

Il continue de remuer, l’œuf balance dans tous les sens, encore et encore. Il faudra plusieurs minutes d’efforts au poussin pour pouvoir se dégager

Enfin les efforts du poussin commencent à être récompensés, la coquille cède et la tête se dégage de sous l’aile puis de l’oeuf. Le poussin fait alors une petite pause pour reprendre des forces

C’est maintenant une petite patte qui se pose sur le rebord de la coquille, puis l’autre patte. A partir de ce moment tout va très vite

En quelques secondes le poussin donne une dernière poussée sur ses pattes et sort de sa coquille.

Tout mouillé et bien fatigué, il vient de faire son entrée dans la vie. Dans la chaleur de « l’écloseuse » il se met sur le ventre et entreprend un petit somme pendant que son duvet sèche.

Il ne lui faudra que quelques heures pour se remettre de cette grande aventure. Il est maintenant tout sec et déjà très actif, près à commencer sa nouvelle vie

Et voilà encore pour moi quelques heures passées à regarder un poussin naître avec toujours la même fascination pour ce merveilleux film de la vie.
                                                                                                                      Coline50 pour Becs et Plumes