Archives de Catégorie: Canards

le canard Streicher

Becs et Plumes, dossier spécial coup de coeur de coline50

le canard Streicher

Welsh Harlequin (Arlequin gallois), ou Abocat-ranger

 

Ce canard est issu d’une sélection de couleur dans la race Campbell kaki. Il existe plusieurs races fort semblables au Streicher , dont 2 en Grande Bretagne. Si ses origines sont au Pays de Galles c’est par des éleveurs allemands que ce canard a été sélectionné.  Streicher, en allemand, signifie « vagabond ». Il s’est répandu dans les années suivant la guerre de 1914-1918.

Utilisation :
Il est élevé pour sa chair qui est moins grasse que celle des autres variétés de canards.

Poids :
canard  2,260 à 2,400 kg
cane   2,260 à 2,490 kg

Couleur de plumage :  
Uniquement une couleur. Très facile à sexer car la cane et le canard sont totalement différents l’un de l’autre.

Caractère :
Calme mais un peu plus bruyant que les Duclair et les Rouen.

Élevage :
La cane pond entre 275 et 350 œufs par an.
Les œufs pèsent  60 grammes, sont de couleur blanche à légèrement verte.
Les canes sont de bonnes couveuses quand elles le décident
Ce sont aussi d’excellentes mères.
C’est un canard qui a la réputation de bien voler.

merci coline50 pour ce petit dossier spécial

 

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le canard de Forest

Becs et Plumes, dossier spécial races rares, par Peter

LE CANARD DE FOREST

Le canard de Forest fait référence dans son nom au monsieur Herman Bertrand de Forest. C’est lui le “créateur” de la race. Il l’a sélectionné à partir du canard de Termonde au début du vingtième siècle . Le but était d’obtenir un canard bleu uni avec un liséré foncé. Le standard fut approuvé le 08 juillet 2001.

C’est un canard rustique, assez grand, sans fanon ni quille, au port légèrement relevé. Unicolore avec plusieurs variétés, toutes avec le bec bleu. Les tarses peuvent être légèrement emplumés.
Le canard de Forest est très actif, à la démarche souple. Race rustique, qui peut être élevé dans un enclos de petites dimensions, éventuellement sans possibilité de nager. La cane est très bonne pondeuse, bonne mère et couve facilement. Très précoce; prêt pour l’abattage après 8 à 10 semaines. Chair blanche à rosâtre et très fine.
Standard:
Corps long et assez large, Port légèrement relevé (± 30°).
Tête : sèche et assez fine, avec le front plat et la gorge bien échancrée.
Yeux : assez petits, vifs et implantés assez hauts, de couleur très foncée jusqu’à presque noire.
Bec : long et presque droit, bleu ou bleu avec des taches noires; onglet noir; la couleur du bec plus foncée chez la cane que chez le canard.
Cou : assez long et presque droit; épaisseur moyenne; porté presque verticalement, formant un angle net avec la ligne du dos.
Dos et reins : plats et larges.
Poitrine : assez large et profonde. Sans quille.
Ailes : s’étendent jusqu’à la queue. Bien serrées sans se croiser.
Abdomen : plein; assez profond, surtout chez la cane, mais pas effondré et nettement arrondi en dessous; sans fanon.
Queue : assez courte et fermée; portée horizontalement. Deux ou trois crosses chez le canard.
Pilons : Cuisses et cuisses inférieures presque entièrement dissimulées sous le plumage.
Tarses : longueur moyenne et assez forts; parallèles vus de face, être légèrement emplumés vers l’extérieur n’est pas un défaut. Couleur noire-brunâtre avec un reflet orangé.
Doigts : les 3 doigts antérieurs bien étendus et entièrement reliés par les palmures; plante du pied petite, couleur comme les tarses
Peau : blanc rosâtre.
Plumage : assez abondant, lisse et bien serré au corps.
Défauts :
bouts des ailes croisés, reflet vert dans le bout du bec chez le canard, trop lourd ou trop grand, trop petit, un simple fanon de ponte prononcé, reflet légèrement verdâtre ou bec presque noir chez la cane, trop léger et trop mince, port trop fortement redressé, port horizontal, cou dans le prolongement du dos, bec en majeure partie vert, ailes mal serrées au corps, petites déformations comme : palmures déchirées, ongle absent, plante du pied gonflée.
Disqualification : beaucoup trop lourd, trop grand ou trop léger (30’% hors du poids standard), bec vert ou noir et vert, toute trace de croisement avec d’autres races, malformations graves comme : queue de travers, cou brisé, aile tordue.
Bagues : canard 16 mm cane 16 mm – Masse : canard adulte : 3 kg cane adulte : 2,7 kg
Variétés reconnues : (7) blanc, noir, brun, bleu, bleu liseré, gris perle, gris perle liseré.
Commission nationale des standards belges – 2005 – Christian Foncoux

le Coureur Indien (canard)

le Coureur Indien
(indian runner duck)

Le canard coureur Indien

Un certain flou demeure autour de l’origine du coureur indien. Pour certains, il a été importée par les Anglais d’Asie au cours du XIXe siècle. Son origine précise diffère selon les auteurs, la Malaisie, la Chine et le nord de l’Inde revenant régulièrement. La race est citée comme très ancienne dans ces pays, comme en témoignent des gravures sur des pierres retrouvées sur l’île de Java et qui suggère que la race existait déjà il y a 2000 ans. Cette origine est toutefois controversée. Voitellier écrit d’ailleurs en 1925 que « ses premiers propagateurs ont reconnu lui avoir donné son nom sans souci de son origine ». Par ailleurs, des auteurs décrivent depuis bien longtemps des canards ressemblant au coureur indien en Europe, comme Buffon dès le XVIIIe siècle. Pour certains encore, c’est une race récente issu du croisement entre des canards de Pékin et de Virginie.
Quelle que soit son origine, c’est en Angleterre que ce canard s’est développé au cours du XIXe siècle. Il est sélectionné par les éleveurs de ce pays pour ses qualités de ponte, et est vraisemblablement croisé avec diverses races anglaises. Repris par les éleveurs d’animaux d’ornement à la fin du XXe siècle, il est exporté dans le monde entier.

Le coureur indien se caractérise principalement par son port quasi vertical, quand les autres canards présentent une ligne du dos plus ou moins horizontale, et son allure vive. Son corps est mince et allongé, avec un long cou se terminant par une tête mince, des petites ailes qui ne lui permettent pas de voler, et des pattes portées très en arrière. Toutes ces caractéristiques ne font que renforcer l’impression verticale que donne ce canard. D’un point de vue anatomique, ce port particulier est lié à son fémur particulièrement court, implanté de manière bien postérieure à celui des autres canards.
À l’origine blanc, on rencontre aujourd’hui diverses colorations du plumage. On rencontre ainsi des variétés blanches, noires, brunes, bleues (couleur gris ardoise), sauvages (reprenant la coloration du canard colvert, avec dimorphisme entre mâles et femelles), truitées, panachées (fauve et blanc), jaune pois et sauvages argentées.
C’est un canard léger, qui pèse entre 1,75 et 2 kg. Il est très peureux, moins bruyant que l’oie mais plus que le canard de Barbarie (qui est muet).
Le coureur indien est principalement réputé pour ses facultés de ponte. La cane pond des œufs d’environ 65 g minimum, à la coquille blanche pour la plupart des variétés, et verdâtre pour les variétés foncées. C’est une excellente pondeuse qui pond en moyenne 200 œufs dans l’année dans des conditions favorables, le record étant de pas moins de 350 œufs en 365 jours. Elle pond dès l’âge de 6 mois, et poursuit de manière soutenue durant 3, 4 voire 5 ans. La couvaison dure environ 28 jours.

La viande de ce canard est abondante par rapport à sa taille, et elle est savoureuse. Ce canard léger a des besoins alimentaires moindres que les grosses races, et il se nourrit de vers et d’insectes qu’il trouve en fouillant le sol et l’herbe.
À l’heure actuelle, ses qualités de pondeuses sont peu à peu laissées de côté, et ce canard a tendance à devenir uniquement un canard d’ornement, rendu populaire par son allure caractéristique. Les coureurs indiens sont aussi très utiles au potager pour éliminer limaces et escargots et, à la différence des poules, ils ne font pas de dégâts car ils ne grattent pas le sol.

D’abord sélectionné en Angleterre sur ces facultés de ponte, ce n’est plus l’objectif prioritaire des éleveurs. En effet, son allure en a fait un canard d’ornement prisé, et l’attention des éleveurs et donc maintenant portée sur des caractéristiques physiques irréprochables. C’est pourquoi la race voit ses capacités à pondre régresser actuellement. Par ailleurs, les éleveurs cherchent à développer de nouveaux coloris, et sont à l’origine des très diverses variétés existantes de ce canard.
Le coureur indien a également participé à la création d’autres races, comme l’Orpington et le Kaki-Campbell qu’il a contribué à créer.
On trouve le canard coureur indien un peu partout dans le monde, devant en grande partie sa popularité à son allure particulière.
Il est aussi très populaire parmi les éleveurs des chiens berger comme outil de travail.

source:Wikipedia

Peter pour Becs et Plumes

le canard de Barbarie

Becs et Plumes , dossier spécial perles de basse cour

le Canard de Barbarie

Un palmipède « pas comme les autres » c’est ce que nous pouvons dire sur ce canard qui peuple depuis des siècles les basse cours de l’Europe. Malgré son nom trompeur ce canard n’est pas originaire de Barbarie, qui fut une région d’Afrique (pays des Berbères) englobant approximativement la région ou se trouve le Sahara actuel.
Le Canard de Barbarie est descendant du Canard musqué d’Amérique dont il reprend le nom scientifique provenant de l’odeur de musc dégagée par cet ancêtre sauvage. Il possède effectivement une glande à musc qui l’a longtemps fait considéré comme immangeable.

En provenance d’Amérique du Sud, le canard de Barbarie, domestiquée à l’origine par les indiens colombiens et péruviens a été introduit dans les basses-cours européennes au XVIe siècle par les espagnols et les portugais.

Chez le canard musqué, mâle et femelle sont identiques, de couleur dorée et avec une face plumée. La femelle est une bonne couveuse à qui on peut même confier des oeufs de poule ou d’oie.

Le canard musqué,en état sauvage, aimait nicher en hauteur pour se mettre à l’abri des prédateurs. Des griffes puissantes et une bonne qualité de vol le lui permettent aisément.
Le canard de Barbarie domestique est également capable de voler. Il peut passer la nuit perché s’il en a la possibilité. La cane niche dans des coins abrités, parfois en hauteur dans des boîtes, arbres creux, ou autres coins bien cachés.

La cane est plutôt muette, seul le mâle se fait entendre. Il émet un sifflement léger lorsqu’il est agité, accompagné de mouvements saccadés de la tête.
Le canard mâle fait une véritable cour à la cane. Il tourne autour d’elle en émettant des petits bruits un peu rauques en balançant la tête et en allongeant le cou. Si la cane est prête elle a une attitude réceptive et participe à cette sorte de danse nuptiale avec des petits gloussement plus aigus.
Le canard de barbarie mesure environ 70 à 80cm et pèse de 2 à 3kg pour une femelle et de 4 à 5kg pour un mâle,
La cane couve très bien de douze à vingt oeufs en moyenne pendant 35 jours. Il ne faut surtout pas la déranger, vouloir toucher aux oeufs, ni même la regarder de trop prêt car elle risque de les abandonner. Elle est beaucoup plus susceptible que sa cousine la cane de Rouen. Chaque jour elle sort se nourrir et se dégourdir. Elle aime aussi, si cela lui est possible se baigner . Elle se couche alors sur ses oeufs encore toute mouillée.
Attention à la naissance des canetons qui peut être longue. Il n’est pas rare qu’une cane quitte le nid avec les premiers nés abandonnant un ou deux oeufs encore en cours d’éclosion.
Dans ce cas les passer en couveuse ou sous une poule qui les élèvera.

Le canard de Barbarie a une prédilection pour les cours d’eau lents et les eaux saumâtres entourées de végétation. Néanmoins, la présence d’un bassin d’eau n’est pas indispensable.

Les plumes protègent le corps des volailles des intempéries. A l’extérieur, se trouvent les plumes « tectrices. » Ce sont les plus nombreuses; elles protègent des intempéries. Sous les plumes tectrices, se trouvent les plumules (duvet). Ce sont des plumes souples placées à même le corps qui forment une couche d’isolation.
La ponte, l’incubation, les intempéries demandent des fois une usure importante du plumage. Ceci conduit à leur remplacement régulièrement. La mue peut prendre de 2 à 3 mois. Néanmoins, celle-ci sera plus rapide chez les animaux en bonne santé. C’est une période particulièrement difficile; qui fait que les volailles sont plus vulnérables et nécessitent des soins les plus appropriés.

L’œil du canard de Barbarie, est l’organe sensoriel dominant: le canard voit jusqu’à 70 à 80 m.
Comme les autres oiseaux, il ne possède pas d’oreille externe. Un peu en arrière des yeux se trouve un conduit auditif protégé par de petites plumes. Le canard peut entendre des cris jusqu’à 50 m de distance, par contre les sens olfactif et gustatif sont peu développés.

Si l’ancêtre du canard musqué, est de couleur bronzée, la domestication a apporté une belle diversité de couleur de plumage: bleu bronzé, bleu, noir, blanc, panaché noir et blanc, panaché bleu et blanc, gris perle, brun, gris perle caillouté blanc.
Un croisement entre un canard mâle de Barbarie et une femelle Pékin, est appelé « Mulard » ce canard est stérile, le « Mulard inverse » ou « hinny « est issu du croisement entre une cane de Barbarie et un canard mâle de Pékin, ce canard est aussi stérile .

Les œufs de cane de Barbarie pèsent environ 70 g. La coquille est blanche à vert crème, parfois recouverte d’une pellicule grisâtre.
Les œufs de cane peuvent être utilisés en cuisine. Par contre, vu le risque risque accru de salmonellose, il est vivement conseillé de ne les consommer que bien cuit. On peut donc sans problème utiliser un œuf de cane pour préparer un gateau cuit au four ou tout autre préparation subissant une cuisson poussée. On évitera, par contre, d’en faire une omelette.

Une astuce pour prévoir la ponte et la naissances de canetons : Quand la cane va commencer à pondre vous pouvez voir la danse nuptiale décrite dans ce sujet. A ce moment la cane a les peaux de la tête et qui entourent l’oeil d’un rouge très vif. Le rouge reste très vif tout le temps de la ponte et il va pâlir tout doucement au fil des jours de la couvaison pour être rouge presque blanchâtre au moment de la naissance des canetons. Pendant la période d’élevage des canetons les chairs vont à nouveau rougir. La cane commence à pondre quand ses canetons ont environ un mois, ce qui fait qu’elle débute la couvaison quand les canetons sont âgés d’à peine deux mois.

Il est vrai que Le canard de Barbarie n’est pas le plus beau de la basse-cour, mais ses oeufs, sa chair, et son foie gras sont appréciés par des connaisseurs.

un grand merci à coline50 pour les photos et son aide de mettre le dossier sur pieds

Peter, pour Becs et Plumes

le canard Duclair

Becs et Plumes, dossier spécial coup de cœur par Peter

Le Canard Duclair

Le canard de Duclair est une variété locale du Rouen, obtenue et sélectionnée plus particulièrement à Duclair, localité située à vingt kilomètres de Rouen.

Ce canard a le bec vert noir, la tête et le derrière du cou d’un beau vert bronzé brillant ; deux traits blancs au-dessus des yeux et à la base du bec ; le devant du cou et la poitrine sont blancs, formant une sorte de bavette blanche, large comme le fond d’un verre ; le corps est brun en dessus, noir en dessous ; le miroir est vert ; les tarses sont bruns ; les formes massives ; l’envergure a 1m05. C’est, comme on le voit, un très gros canard.

La cane a le bec presque noir, le plumage gris et brun ; chez les jeunes, le duvet est brun et jaune. Les oeufs sont verdâtres.

Le canard de Duclair est précoce, fécond ; à neuf semaines, les canetons sont bons à consommer. La chair est excellente, à saveur plus prononcée, plus « canard » que celle du Rouen ; c’est du reste ce que l’on constate chez les races où le noir domine (Duclair, Cayuga, Labrador). On attribue cette saveur prononcée à l’effet du milanisme, à la présence, dans le sang, d’une grande quantité de pigment, colorant non seulement la plume, mais aussi la chair. L’excès contraire, l’albinisme, produit l’effet opposé ; plumage blanc et belle chair blanche.
Source H.Blin 15/06/1918

C’est un Canard calme et docile. Ponte annuelle d’environ 80oeufs, chair savoureuse et fine.
Poids: Canard: 3à3,5kg ; Cane: 2,5à3kg
Variété: Noire à reflets verdâtre à bavette blanche, bleu à bavette blanche sans reflets.
Bagues: 18mm pour les deux sexes.

La particularité du canard de Duclair tient dans sa bavette blanche, commençant au-dessous de la gorge, à la naissance du cou et s’élargissant en descendant sur la poitrine. Les contours doivent être des plus nets, sans incursion de noir dans le blanc et inversement.

Parfois surnommé « l’avocat », à cause de sa livrée, le canard de Duclair est à l’origine de la création de la célèbre recette normande du canard au sang.

Peter pour Becs et Plumes

le canard Orpington

Becs et Plumes, dossier spécial coup de coeur par Peter

Le canard Orpington

Le canard Orpington a comme initiateurs les frères Cook, en Angleterre, les fils de William Cook, le créateur de la poule du même nom.

Ils voulaient obtenir un canard de couleur fauve comme pour la poule Orpington. Leur sélection date de la fin du 19ème siècle. Et leur but était d’obtenir un canard à 2 fins : chair et ponte.
Certains éleveurs disent que le canard Orpington se laisse mieux plumer que les Pekin

Pour cela, ils eurent recours à des croisements successifs de plusieurs races :

l’Aylesbury pour le volume et la précocité

le Rouen pour le volume

le Cayuga pour le volume et la ponte

et le Coureur Indien pour la ponte.

Ils obtinrent un canard de 3 kg et une cane de 2,5 kg, pondant des oeufs de 65 g à la coquille allant du blanc pur au vert, et au coloris fauve presque uniforme.
Dans la première moitié du 20ème siècle, cette race était une championne de ponte.

Les canards connaissent de plus en plus de succès parce qu’ils sont si polyvalents. Ils pondent de délicieux œufs, mangent les déchets de cuisine, mangent les organismes nuisibles du jardin et sont de bons animaux de compagnie, en général. Ils sont naturellement très résistants aux maladies et ne nécessitent pas beaucoup de soins.

L’idéal serait que les canards aient accès à de l’eau courante : un ruisseau ou une rivière. Toutefois, si ce n’est pas possible, vous pouvez prévoir une pataugeoire.
Le canard est très vorace, il préfère la quantité à la qualité et digère tout ce qu’il absorbe avec une grande rapidité. Ce n’est pas une raison pour le nourrir n’importe comment. Il importe surtout de bien équilibrer la composition d’une ration de manière que l’animal puisse y trouver les facteurs nécessaires à une production déterminée.

Peter pour Becs et Plumes

le canard de Rouen

Becs et Plumes dossier spécial – coup de cœur de notre membre Coline50

Le Canard de Rouen

Une perle de nos basse-cours c’est le canard de Rouen. Une race de canard qui réunit, la beauté et la qualité de chair.
Son nom vient bien de la région ou il était élevé et n’a rien en commun avec le mot anglais rowan ou la couleur rouanne.

Élevé en Normandie depuis de longue années, le canard de Rouen est issu de la sélection du canard Colvert pour lui donner plus de poids.

Cette sélection débuta dans la région de Rouen à la fin du XIXe siècle, aboutissant sur des canards d’environ 3,5 kg. Mais il fut très rapidement supplanté par d’autres races.
Dans les 1910 à 1920 l’amélioration de la race se voit repris avec des croisements du canard Colvert. Le poids du canard se fixe autour de 4,5 kg et en 1923 le standard de la race est adopté.

La cane pond des œufs à coquille verdâtre claire de 80g minimum. Malgré l’irrégularité de la ponte, le canard de Rouen est apprécié pour sa chair savoureuse. C’est un de nos meilleurs canard de rapport grâce à son engraissement facile.

Deux variétés sont actuellement élevées. Le canard de Rouen clair qui est un peu plus léger que le canard de Rouen foncé.
Les petits canetons sont à peu près pareil en couleur que celles des canards et canes de race communes, par contre le développement du plumage des jeunes pour en devenir des adultes , montre bien la différence entre mâle et femelle et laisse apparaître la parenté, ou les origines du croisement avec les Colverts.
La cane de Rouen est une assez mauvaise couveuse, il est parfois nécessaire de faire couver ses œufs par une autre cane ou en incubateur.

Quand elle se décide à couver, elle est par contre assidue, c’est aussi une très bonne mère, attentive à ses petits. Lorsque les petits sont là le mâle se montre lui aussi très attentif et protecteur. Il est très patient et doux avec les petits.

A cause de leur poids important ce sont des canards qui se déplacent assez difficilement, ne volent pas.
Ils sont très sociable avec l’homme, presque apprivoisables.

La croissance des canards de Rouen est exemplaire. Bien nourrit à l’age de trois mois, les canards pèsent déjà aux alentours de 1,5 kg, à 5 mois un poids de 2 à 2,5 kg est normale. Arrivé à 8 mois , les 3,5 kg feront le plaisir à tous les restaurateurs et cuisiniers. Par leur forme, les canards de Rouen sont facile à découper et leur chair fine est très apprécié.

Néanmoins faut il toujours veiller de garder les qualités fixé par le standard, par une sélection stricte des reproducteurs qui eux arrivent facilement à un poids de 5 kg.

merci à Coline50 pour les jolies photos et la participation pour la réalisation de ce coup de cœur.

les gourmets trouvent une recette plutôt classique pour mettre le canard de Rouen sur votre table dans la catégorie

coin cuisine
la température de la cuisson n’est pas trop élevée, mais le résultat est yummy.

Peter pour Becs et Plumes